Plus de cirque dans la potion de Toruk

L'acrobate Zoé Sabattié, qui campe le rôle de... (Courtoisie)

Agrandir

L'acrobate Zoé Sabattié, qui campe le rôle de Tsyal, n'en est pas à ses premiers pas dans l'univers du Cirque du Soleil.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Toruk - le dernier envol, 37e production du Cirque du Soleil, plonge le spectateur sur la lune de Pandora - celle du film Avatar - à la découverte de cinq clans Na'vis. Dont les Tawkami, peuplade spécialisée dans la botanique, l'herboristerie et les potions. C'est dans ce clan qu'on fera la rencontre de la jeune Tsyal, troisième protagoniste d'un récit qui retrace les aventures de Ralu et Entu, narrées par un quatrième personnage, l'énigmatique « voyageur errant » appelé Conteur.

Zoé Sabattié, l'acrobate française qui campe Tsyal, n'en est pas à ses premiers pas dans l'univers du Cirque. Formée à l'École de cirque de Québec de 2008 à 2011, elle a, dans la foulée, participé à trois des cinq chapitres des Chemins invisibles, spectacles extérieurs que le Cirque du Soleil a monté dans la Vieille Capitale chaque été entre 2009 et 2013.

« C'est une belle opportunité de retourner avec le Cirque du Soleil », reconnaît-elle.

Sauf que cette fois, « on est en aréna, alors c'est un rythme de vie très différent des autres projets que j'ai fait avec eux. [...] C'est énorme ! On bouge à toutes les semaines. C'est beaucoup de montage, de démontage ; il y a tous les camions, l'installation de notre petite table, le maquillage, les heures de répétitions pour faire les changements... »

On l'interrompt : des changements ? Cette énorme machine qui tourne depuis août 2015 n'est pas encore rodée au quart de tour ? « Pour dire la vérité, il y a pas mal de changements, en ce moment. La production a [tenu compte de] plusieurs critiques qui regrettaient le manque d'acrobaties », explique Zoé Sabattié. 

Pour Toruk, le Cirque avait « pris une direction différente, davantage basée sur l'émotion, et moins sur le côté acrobatique », préférant mettre l'accent sur un récit, porté par des projections multimédias, plutôt que sur des numéros, rappelle-t-elle. La production a donc récemment ajouté trois acrobates. Sans nécessairement allonger le spectacle ni ralentir le tempo de l'histoire. 

« On a inclus, dans des numéros qui existaient déjà, un Portugais qui fait du boomerang, un Brésilien qui manipule les bâtons et fait des acrobaties hallucinantes au sol, et une contorsionniste-équilibriste qui vient de Mongolie. On a essayé de relever un peu l'effet 'Wow !'. Mais on garde le côté émotionnel et l'essence de l'histoire. »

Puisque c'est un rôle physiquement exigeant - « on court beaucoup et on est quasiment tout le temps sur scène » - il y a en réalité deux trios principaux. Six athlètes se relaient donc, d'un soir à l'autre, afin d'« éviter les blessures » et « pour que le spectacle conserve toujours le plus haut niveau de qualité possible ». Zoe Sabattié monte sur scène en alternance avec l'autre Tsyal, l'Italienne Giulia Piolanti.

Aux prouesses athlétiques s'ajoutent les dimensions théâtrale (il faut se mouvoir comme un Na' vi, non comme un humain) et dramatique. Mais jouer la comédie ne pose pas de problème particulier à la Française : « J'ai toujours inclus un côté théâtral et émotif aux numéros que j'ai créés, ou avec les compagnies pour lesquelles j'ai travaillé. Le défi que j'ai, avec le Cirque du Soleil, c'est principalement les déplacement au sol et le fait d'incorporer la langue Na' vi. Il faut être assez fort au niveau des jambes, en fait : les Na'vis font beaucoup de squats [accroupissements], sautent très haut et courent très vite. »

Au sol, des surfaces de rebond sont aménagées pour que les artistes puissent prendre de la vitesse et se propulser. Une façon d'illustrer la force et l'agilité des Na' vi sur Pandora, où la gravité est nettement plus faible que celle de la Terre.

Zoé Sabattié adore l'esprit d'équipe qui unit les athlète, et en lequel elle voit le reflet de la solidarité qui anime les clans Na'vis. « Pour le maquillage, j'essaie de me donner une heure. Je pourrais le faire en 30 minutes, mais ça nous fait du bien [de prendre notre temps]. On est toutes réunies, on blague et on papote en écoutant de la musique », illustre-t-elle.

« Après, je me réchauffe pendant 30 minutes. Une heure avant le spectacle, notre coach principale propose un cours de pilates de 30 minutes, concentré sur les abdominaux et la stabilité. J'aime bien : ça nous permet de nous concentrer, toute l'équipe. » 

Immédiatement après quoi elle se dépêche d'enfiler costume et perruque, lesquels cachent trois capteurs « pour que la lumière nous suive, quels que soient notre trajectoire et nos mouvements ».

Pour y aller

Quand : Du 29 juin au 3 juillet. Représentation en français le 1er juillet, 16 h

Où : Centre Canadian Tire

Renseignements : CapitalTickets.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer