La griffe Karim Ouellet

Karim Ouellet sera au parc Major, samedi... (Courtoisie)

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Karim Ouellet sera au parc Major, samedi

Courtoisie

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Cinq années vite écoulées séparent le premier album de Karim Ouellet, Plume, de la nouvelle tournée que le chanteur a entamée aux FrancoFolies de Montréal cette semaine, préfigurant une série de concerts au Québec et un retour à Ottawa par la grande porte du Franco. Karim Ouellet ouvrira la soirée samedi à 19 h 30, avant la prestation de l'ivoirien Tiken Jah Fakoly à 21 h.

Difficile, toutefois, de parler de «première partie» tant l'artiste a su, au gré des albums, marquer de son empreinte la musique québécoise. 

Cependant, à l'entendre, la scène demeure une épreuve à dompter : «J'ai passé trois ans sur la route à donner des spectacles dans des tas d'endroits, dans toutes les conditions, raconte-t-il. Je suis sorti de là tanné.»

Cette année, moins d'une dizaine de dates ont été annoncées en 2016, dont trois dans la région d'ici le mois de décembre. Un régime-minceur qu'il privilégie avant le lancement de son dernier album, Trente, en Europe.

«Je veux partir en France en pleine forme, ce qui n'a pas été le cas pour le précédent disque où je suis arrivé épuisé. J'aurais dû prendre une pause.»        

Karim Ouellet choisit désormais ses batailles, a appris à dire non et calcule ses apparitions publiques. Il ne refuse pas une invitation pour les quarts de finale de l'émission La Voix, une première partie pour Stromae, un concert symphonique ou encore une prestation-bénéfice pour les adoptés-internationaux (dont il fait partie).

«À 30 ans passés, j'ai enfin appris ce que j'ai envie de faire, assure-t-il. Quand je présente quelque chose au public, que ce soit un vidéoclip ou un spectacle, je veux aller jusqu'au bout de ce que j'ai envie d'offrir sans avoir à me dire que si j'engage un éclairagiste ou un metteur en scène, je m'en sortirai avec presqu'aucun cachet dans les poches».

Et enchaîne gaiement: «Cet été, j'offre le plus gros spectacle que je pouvais présenter!» 

Ottawa n'accueillera pas exactement le même concept qu'aux FrancoFolies, les projections et jeux de lumière ayant été abandonnés pour la version du Franco. «Trop de luminosité à mon heure de passage», justifie le chanteur. En revanche, il sera accompagné de sept musiciens et de l'Ensemble vocal sénior De La Salle.

Horizons africains

La déformation professionnelle voulant qu'il faille rattacher toutes les sonorités à une catégorie, on sera spontanément tenté de faire rejoindre celles de Karim Ouellet et de Tiken Jah Fakoly dans la lignée du reggae. Mais l'inspiration du chanteur et musicien québécois apparie surtout au rock et au rap américain, dit-il. 

«Plus jeune, j'ai vécu dans quelques pays d'Afrique où l'on écoutait la musique locale, raconte Karim Ouellet. En Tunisie, c'était Khaled et Rachid Taha, au Sénégal, j'ai vu des spectacles de mbalax, une musique traditionnelle, sans oublier Youssou N'Dour. Très jeune j'ai été exposé à la musique africaine. Ma mère joue de la kora, un instrument de l'Afrique de l'Ouest».

Le chanteur et musicien est plutôt adepte d'un reggae jamaïcain et profitera du Franco pour découvrir Tiken Jah Fakoly sur scène. 

Chez l'un comme chez l'autre, l'ingénuité des paroles, le rythme dansant et l'interaction avec le public possèdent d'évidentes vertus addictives configurées pour la saison.

Pour y aller:

Quand ? Samedi 18 juin, 19 h 30

Où ? Parc Major

Renseignements ? www.ffo.ca 

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