Le meilleur du King au Théâtre du Casino

«Créer l'illusion». Tel est l'objectif d'Elvis Experience, que... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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«Créer l'illusion». Tel est l'objectif d'Elvis Experience, que Martin Fontaine a déjà présenté au Casino en 2014, mais qui y reprend l'affiche à raison de huit représentations, du 16 au 25 juin.

Bernard Brault, Archives La Presse

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Martin Fontaine remonte sur la scène du Théâtre du Casino du Lac-Leamy dans la peau d'Elvis Presley. Ou plutôt dans le costume d'Elvis, car le comédien-chanteur se perçoit moins comme un personnificateur que comme «un illusionniste».

Sur scène, Martin Fontaine s'amuse, mais il est... (Martin Roy, LeDroit) - image 1.0

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Sur scène, Martin Fontaine s'amuse, mais il est méticuleux sur les détails. «Il n'y a aucun anachronisme. Je ne porte pas de suit qu'il ne portait pas à l'époque; je ne chante aucune chanson sortie après 1972. Histoire d'être le plus possible.»

Martin Roy, LeDroit

«Créer l'illusion». Tel est l'objectif d'Elvis Experience, que le comédien et chanteur a déjà présenté au Casino en 2014, mais qui y reprend l'affiche à raison de huit représentations, du 16 au 25 juin.

Par son côté théâtral, Elvis Experience - qui est actuellement le seul spectacle autorisé par Elvis Presley Enterprises - n'est rien de moins qu'un «voyage dans le temps» en compagnie du King. À chaque représentation, Martin Fontaine plonge le spectateur à Las Vegas, au Hilton, un soir en 1972, à une époque où «Elvis est à l'apogée de son art et il est heureux. C'est juste avant son divorce, donc il a encore du plaisir à être sur scène. Et c'est avant sa déchéance: il est slim et n'a pas encore pris trop de drogue. Pour moi, c'est un genre de best-of d'Elvis».

«C'est le meilleur Elvis que je peux exploiter, avec mes [talents artistiques] et mes connaissances sur le "bonhomme". Moi, je joue la comédie, je chante, je danse un peu, et surtout j'entertaine - c'est plus que divertir, c'est vraiment capter l'attention - et je mets ces expériences personnelles au service du personnage, qui est le véhicule de tout ça. La magie opère comme ça, à travers tout ce que je charrie», poursuit Martin Fontaine, rouquin vif qui n'a rien du sosie, ni du groupie allant souvent de pair avec les personnificateurs. 

D'ailleurs, une fois hors du costume, rechercher le mimétisme ne l'intéresse aucunement.

«Vie parallèle»

Le comédien ne s'en cache pas: son idole de jeunesse, c'est plutôt John Lennon. Le King, lui, a débarqué dans sa vie par accident, à l'époque d'Elvis Story. Avec cette biographie musicale, il a fait le tour de la planète pendant trois ans. Elle a été applaudie par 1,7 million de personnes. 

«Quand il est mort, j'avais 13 ans: tout ce que je voulais [écouter], c'était du disco. Ma tante, elle, était fan. Et mon père se faisait appeler Elvis, parce qu'il lui ressemblait un petit peu.» 

«Je ne pouvais pas imaginer cette vie parallèle qui m'attendait», évoque celui qui a fini par rencontrer Lisa Marie Presley en 2014, après 12 années de relations d'affaires avec elle. «Elle est venue me voir après un concert, mais elle a mis une condition: elle tenait à me rencontrer en Martin, pas en personnage. [...] On était tous les deux terrifiés. En voyant le ti-cul, elle a été surprise. Elle m'a dit: "Je pensais que tu mesurais six pieds, tellement tu habites le personnage!"»

Le comédien ne tombera sous le charme du King que beaucoup plus tard, en découvrant ses films à la télévision. «Je me suis dit: "Il est cool, ce gars-là!" J'avais un peu l'impression de le connaître. Ces gestes gracieux, ces sourires en coin... c'était ceux de mon père.»

À la suite d'Elvis Story, le comédien a pris «un break de six ans»: «J'en avais plein mon casque, de faire Elvis!» Jusqu'à ce qu'un mélange «de destin, de proximité et de lâcher prise» - vis à vis du fait qu'«Elvis avait toujours été là, dans ma vie, sans que j'y prête attention» - l'incite à renouer avec l'icône américaine. 

Le producteur d'Elvis Story, Jean Pilote, réussit à le convaincre. «Il m'a donné un carré de sable où je pouvais vraiment m'amuser», reconnaît Martin Fontaine, qui est aussi «producteur du contenu» d'Elvis Experience.

Malgré la taille de la production - 32 musiciens et choristes -, le spectacle lui paraît moins contraignant qu'Elvis Story, au décor lourd et aux nombreux changements de costumes. Et le concept lui permet d'exprimer davantage son côté musical. Heureux, Martin Fontaine! Autant qu'Elvis, en 1972. 

Chaque représentation est l'occasion de bousculer un peu l'enchaînement des chansons, d'improviser des interventions ou de tester une nouvelle blague. «Il y a toute la spontanéité, la fraîcheur et la magie d'un concert live. [...] Et tout peut arriver!»

«Elvis, à l'époque, était très cabotin. C'était un grand communicateur avec le public, mais il était aussi d'humeur changeante. Je peux me permettre de jouer avec ces éléments.» 

«Si je feele comique, je vais faire le comique; si je suis un peu fatigué ou malade, je vais simuler que je suis sur les pilules; je peux aussi le jouer très énergique ou triste. Chaque spectacle a un angle et un pacing un peu différent», explique Martin Fontaine.

«J'utilise toutes mes connaissances sur le personnage et je puise dans mes banques d'idées: dans telle situation, Elvis aurait dit ça, ou il aurait réagi comme ça... Des fois, il arrêtait le show et renvoyait ses musiciens, en blague, avant de les réengager. J'ai cette liberté-là.»

Martin Fontaine s'amuse, mais il est en revanche méticuleux sur les détails. 

«Il n'y a aucun anachronisme. Je ne porte pas de suit qu'il ne portait pas à l'époque; je ne chante aucune chanson sortie après 1972. Histoire d'être le plus possible.» La troupe utilise des micros et des amplis d'époque, ou, à défaut, des versions maquillées.  

Pour parfaire l'illusion, les musiciens eux-mêmes «incarnent» l'entourage d'Elvis. Les spectateurs les plus calés s'amuseront à "reconnaître" Charlie Hodge, «son fidèle "majordome" sur scène», JD Sumner, «la voix la plus basse au monde», avec sa moustache et ses cheveux gris, ou encore Kathy Westmoreland. «C'est un spectacle fabuleux, qui allie le côté historique et le divertissement.»

Pour y aller

Quand? Les 16, 17, 18, 24 et 25 juin, à 20h. Les 18, 19 et 25 juin, à 16h.

Où? Théâtre du Casino du Lac-Leamy

Renseignements: 1-877-977-7970 ou www.ticketmaster.ca

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