Festival Outaouais Émergent: «hyperlocal» et familial

La nouvelle équipe du Festival Outaouais Émergent est... (Etienne Ranger, LeDroit)

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La nouvelle équipe du Festival Outaouais Émergent est composée de l'adjointe aux communications Mylène Viens, du directeur des communications Scott Simpson, de la directrice artistique Claude Myre Bisaillon, du président des Productions des Outaouais motivés Emmanuel Savard Dimanche et du directeur général Maxime Gauld.

Etienne Ranger, LeDroit

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Ne cherchez pas le Festival de l'Outaouais Émergent (FOÉ) au stationnement de La Fonderie ni dans La Filature: il n'y sera pas, cette année. Pour sa 9édition, le festival a déménagé dans un coin tranquille du Vieux-Hull, préférant investir quelques pâtés de maisons coincés entre Portage, Wellington et Leduc.

La scène principale sera juchée sur le toit du stationnement Leduc. Outre ce site surélevé, qui offre une vue imprenable sur le centre-ville, le parvis de l'Église St James accueillera quelques performances et l'Espace René-Provost sera investi par les artistes visuels.

Ne cherchez pas non plus les têtes d'affiche du FOÉ, cette année: il n'y en a pas vraiment. Certes, on pourra voir et entendre, du 8 au 11 septembre, des formations comme La Bronze, Pandaléon, Les Hôtesses d'Hilaire ou La Famille Ouellette, qui a remporté les Francouvertes en mai dernier, ou encore de nombreux artistes visuels ou scéniques de très bonne tenue. Mais la toute nouvelle équipe du FOÉ, qui a dévoilé sa programmation mardi, a préféré revenir à sa vocation originale, l'émergence. 

«C'est une approche beaucoup plus communautaire, très grass roots, comme dans les premières années du FOÉ», reconnaît le nouveau directeur général du FOÉ, Maxime Gauld. Selon lui, la vision du FOÉ s'inscrit dans «la tendance générale, pour ce genre de festivals».

Son bras droit à la directrice artistique, Claude Myre Bisaillon, qui a travaillé à Montréal pour le Zoofest et le Festival Juste pour rire, a opté pour un contenu «hyperlocal» composé à 75% d'artistes et de créations originales «représentant tous les petits recoins de l'Outaouais».

Ces artistes sont généralement si peu connus du grand public que le FOÉ est en train de s'organiser pour que certains musiciens viennent donner des concerts dans les semaines qui précéderont le festival: «On veut que les gens aient l'occasion d'apprendre à les connaître avant, et qu'il arrivent au FOÉ en tant que fans», conjecture M. Gauld. Le trio jazz-swing Saphir Avenue, venu gratter quelques accords, mardi, lors de ce lancement, a ainsi pu se faire découvrir.

La directrice artistique a aussi tenu à «revenir à une approche plus multidisciplinaire». Elle a donc retenu tant les services de musiciens que ceux d'humoristes, de troupes des théâtre in situ, de radio-théâtre, de théâtre d'objet, sans oublier des prestations de hip-hop, de danse... et même de «danse contemporaine sur vélo stationnaire». «On veut surprendre, indique-t-elle, en mentionnant au passage La saga des étoiles, récapitulatif en une heure, et en bonhommes en carton, de l'épopée de Star Wars, ainsi qu'un spectacle de marionnettes et de théâtre d'objets relatant l'histoire d'amour impossible entre une croustille et un cornichon.

Mais qui dit émergent ne dit pas forcément singulier, bizarroïde ou audacieux. L'événement sera «plus familial», promettent au contraire les organisateurs, qui ont aussi prévu quelques spectacles pour enfants (dès 14 h, samedi et dimanche), ou l'intégration de Cégep en spectacle. 

Assumer ses goûts

Neuf ans, c'est l'âge où l'enfant n'a plus peur d'explorer, qu'il se sent assez en confiance pour découvrir de nouvelles choses, et où l'on assume mieux ses envies et ses goûts, a illustré le directeur des communications, Scott Simpson, pour expliquer le repositionnement stratégique du FOÉ. 

«L'émergence est bien nourrie, en Outaouais: il y a un réel bassin... et tous ces artistes de toutes ces disciplines-là, ont peu d'occasions de se rassembler. Je crois que ça peut être vivifiant. Et que ça va nourrir le FOÉ pour les années à venir», postule Claude Myre Bisaillon.

Têtes connues ou non, la programmation n'en sera pas moins «électrisante», indique-t-on en promettant un «gros party», dès le jeudi 8, quand Orkestar Kriminal lancera les festivités. Le groupe gatinois Okies lancera quant à lui lancer son nouvel album le 13 juin. Slam Outaouais revient dans le giron du FOÉ. 

Pour plus de flexibilité, les artistes donneront plusieurs représentations, plutôt qu'une seule, à l'image des festivals de rue. 

La nouvelle approche aura une incidence sur le prix du billet, qui tombe à 2 $ par jour, se réjouissent les organisateurs.

Pour y aller:

Quand: Du 8 au 11 septembre

Où: Stationnement Leduc (et tout autour)

Renseignements: www.festfoe.ca

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