Conjuguée au féminin

Brigitte Haentjens et Mélanie Dumont, du Théâtre français.... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Brigitte Haentjens et Mélanie Dumont, du Théâtre français.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les femmes, leurs corps et leurs paroles seront au coeur de la prochaine saison du Théâtre français (TF) du Centre national des arts. D'Une femme à Berlin, la nouvelle création de la metteure en scène et directrice artistique du TF, Brigitte Haentjens; à Nelly Arcan, dans la re-création de La fureur de ce que je pense, une mise en scène signée Marie Brassard.

Mais il y aura aussi des voix d'hommes, incluant celle de Thomas Hellman et sa relecture des mythes et grands Rêves américains : de la ruée vers l'or à la Grande Crise; de Gilles Poulin-Denis (deux fois plutôt qu'une, avec Straight Jacket Winter puis Dehors); ainsi que celle de Jean Marc Dalpé. Ce dernier renouera avec les planches du CNA dans Dehors, justement, en plus de traduire et d'adapter le journal de la journaliste Marta Hillers pour les besoins de sa complice.

Marta Hillers, c'est cette Femme à Berlin qui raconte les dernières heures de l'Allemagne nazie, alors que les Russes rentrent dans la capitale, « et se sont servis, à tous les niveaux, dans une ville où ne restaient que des femmes ou presque... » évoque Brigitte Haentjens, qui a découvert par hasard le bouquin de la journaliste, il y a six ans déjà, et attendait de pouvoir créer une pièce à partir de ses écrits.

« Certes, la prise de parole se fait peut-être plus affirmée, d'une saison à l'autre, et si les femmes ont toujours été à l'honneur dans mes programmations, elles sont peut-être plus présentes cette fois. Mais le mot d'ordre, c'était d'axer la saison 2016-2017 sur la création et les artistes », fait valoir la femme de théâtre.

Ainsi, sur le plan de la création, quatre des neuf pièces au programme seront des co-productions du TF, qui produira également la mise en lecture par Céline Bonnier de Le dire de Di, le plus récent texte du dramaturge de la région, Michel Ouellette, en janvier 2017, à La Nouvelle Scène.

Quant aux artistes, ils se déploieront souvent en très grand nombre. Dans Les armoires normandes, qui ouvrira la saison en octobre, ils seront une douzaine sur scène, dans une création collective dirigée par Jean-Christophe Meurisse. Dans La bonne âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, la metteure en scène Lorraine Pintal dirigera pas moins de 16 comédiens et quatre musiciens, dont Isabelle Blais, France Castel, Jean Maheux, Yann Perreau, Louise Forestier et Émile Proulx-Cloutier, pour ne nommer que ceux-là.

« En tant que diffuseur, le Théâtre français a aussi un rôle à jouer, notamment en accueillant des productions à plus grand déploiement. Ça fait partie de notre mandat, puisque nous en avons les moyens, de prendre des risques et d'oeuvrer à développer le public », explique Mme Haentjens.

Le metteur en scène Mani Soleymanlou sera lui aussi de retour avec Huit, une nouvelle création qui mariera Ils étaient quatre et Cinq à sept, qui explore respectivement au masculin et au féminin l'idée de se retrouver pour prendre un verre, d'avoir du plaisir entre ami(e)s... et de faire sortie le méchant.

La jeunesse en cavale

Les travaux de construction au Centre national des arts ont obligé la directrice artistique associée, volet Enfance/jeunesse, Mélanie Dumont, à éclater sa programmation « resserrée » - seules trois productions seront au menu, de novembre à mai - hors les murs. « D'une contrainte, j'ai choisi de faire quelque chose d'amusant qui nous permettra d'aller à la rencontre du public là où il est. »

Ces spectacles jeune public seront donc présentés à La Nouvelle Scène (Slumberland, en novembre, pour les six ans et plus), à la Salle académique de l'Université d'Ottawa (26 lettres à danser, de la compagnie Bouge de là, en février, pour les cinq ans et plus) et à la galerie AxeNéo7, du côté de Gatineau. C'est là que les tout-petits (pour les zéro à trois ans) et leurs parents pourront prendre part aux Matinées berçantes, qui se déclineront en trois rendez-vous distincts en mai 2017.

« Chaque fin de semaine, un concert électro-acoustique sera offert par un musicien différent, qui plongera les gens dans son univers bien à lui », fait valoir Mme Dumont. 

Se succéderont Symon Marcoux (Gascogne), Josué Beaucage (Natashquan) et Mériol Lehmann (Alsace). En parallèle, dans une des salles d'exposition de la galerie, les installations et oeuvres des Incomplètes poursuivront Le Cycle des berceuses, autour d'objets (une chaise berçante, par exemple) ou encore des chants.

Quant au volet adolescent, très cher au coeur de Mélanie Dumont, il est « mis en jachère » en attendant de pouvoir se renouveler dans un CNA revampé.

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