L'histoire d'une enfance en plein apartheid

Dans Le lilas africain, Sasha Dominique donnera corps et... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Dans Le lilas africain, Sasha Dominique donnera corps et voix à une vingtaine de personnages.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Sasha Dominique s'attaque une fois de plus à un spectacle solo dans lequel la comédienne doit défendre de multiples rôles.

Dans Le lilas africain, présenté au studio Léonard-Beaulne de l'Université d'Ottawa, elle donnera corps et voix à une vingtaine de personnages. Dont la fourchette d'âge s'étend de trois à 82 ans, précise-t-elle. Et aux accents pluriels.

La Gatinoise a elle-même signé la traduction - un exercice nouveau, pour elle - de The Syringa Tree, écrite par Pamela Gien. L'auteure a grandi en Afrique du Sud durant l'apartheid. Le régime ségrégationniste sert de toile de fond à un récit très autobiographique, qui s'étend sur trois générations. Mme Gien a d'ailleurs joué cette pièce aux États-Unis, où elle est aujourd'hui installée.

Mêlant l'histoire intime et la grande Histoire, cette saga familiale «est racontée à travers les yeux d'une petite fille de six ans, Elizabeth, dont le père, médecin, soigne tout le monde, sans faire de différence entre Noirs et Blancs». Son ouverture d'esprit lui vaudra les reproches de ses voisins, une famille d'Afrikaners aussi pieux que racistes, expose Mme Dominique. L'amitié naissante entre Elizabeth et la jeune voisine, Loeska, n'aura pas l'heur de leur plaire, laisse-t-elle entendre. La tendresse qu'éprouve Elizabeth pour sa nounou à peau noire, Salamina, non plus. 

«La pièce n'est pas trop politisée. C'est un regard juste assez innocent», explique Sasha Dominique, qui a récemment visité les ghettos de Soweto, et qui tenait à ce que les représentations coïncident avec le mois de l'histoire des Noirs.

Pour tout décor, la comédienne ne pourra compter que sur l'arbre du titre. Et sur le musicien Dominique Saint-Pierre, qui façonne à mesure un environnement sonore aux accents africains.

Sur scène, elle évolue sans costumes ni accessoires: «C'est du théâtre très gestuel. [...] Un travail corporel pas complexe, mais très précis. J'ai fait toute une recherche de codification des mouvements, afin que le spectateur puisse immédiatement saisir qui parle.» 

Elle joue aussi sur les accents, «mais jamais de manière forcée».

Des chansons et prières non-traduites - en soto, zoulou, xhosa et en anglais - ponctuent la pièce.

Développée en collaboration avec La Vieille 17, produite par le Théâtre de Dehors, et mise en scène par André Perrier, Le lilas africain dure 1h40, sans entracte.

Pour y aller

Où? Studio Léonard-Beaulne (135, rue Séraphin-Marion)

Quand? Du 10 au 13 février, 20h; le 14 février, 14h

Réservations: infodehors@gmail.com (argent comptant seulement)

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