Le rock au paradis

Patrick Lac sera au Troquet avec son groupe... (Courtoisie)

Agrandir

Patrick Lac sera au Troquet avec son groupe South Heaven.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les amateurs de folk-rock planant, à la Patrick Watson, voire de sonorité plus grungy, tendance Pearl Jam ou Smashing Pumpkins, se donneront certainement rendez-vous samedi au Troquet, où le Montréalais - mais Gatinois d'origine - Patrick Lac lancera son nouvel album, Streets Of Life.

Un disque que le guitariste signe non plus en solo, contrairement aux deux précédents, Rorschach (2012) et Bridges (2013), mais en binôme avec South Heaven, sa nouvelle bande.

Auparavant, Patrick Lac était accompagné, en studio comme sur scène, par les musiciens de The Great Novel, ses grands chums. Mais «ça nous jouait des tours, surtout l'été, parce que des fois les deux groupes appliquaient sur les mêmes festivals, ou dans deux villes différentes à la même date. Or, «leur priorité a toujours été claire: c'était leur band qui passait en premier - ce qui est bien normal.»

Face au succès croissant de Great Novel, le chanteur Endrick Tremblay a proposé que le groupe prenne ses distances. «C'est là que j'ai eu le flash: il avait raison, c'était une des choses qui n'allait pas dans ma carrière. Et j'ai décidé de repartir à zéro», dit Patrick Lac.

En bon camarade, Tremblay lui présente en remplacement un proche collaborateur, Kento Kataoka, jeune (24 ans) guitariste venu du Japon, que l'amour avait conduit à Montréal. La chimie est instantanée. Une amitié qui s'élargira progressivement au Montréalais Antoine Ménard. Bassiste-claviériste, Ménard, alias Nino Deram, avait remporté l'édition 2014 de «Ma première place des arts», concours où Patric Lac s'était hissé parmi les finalistes. Le quatuor s'étoffe ensuite du Vancouvérois Rob Linton à la batterie.

«On avait beaucoup de facilités à travailler ensemble, sans trip d'ego. Tout le monde est ouvert aux idées et contribue activement à la création. Ce sont des pros. Ensemble, on a vraiment monté les chansons à un autre niveau». Le plan original - s'entourer de simples musiciens de studio ou de tournée - change: le songwriter officialise le partenariat sur la pochette. «De toute façon, ce n'est pas trop mon style, la création solo. J'écris la base, les accords [...] mais je n'ai pas de formation en musique. [...] Je joue assez mal de la guitare. Je compose et je maîtrise mes chansons, mais je ne suis pas le gars que tu invites autour d'un feu de camp pour faire des covers», rigole-t-il.

Touche-à-tout

De façon tout aussi intuitive, Patrick Lac touche aussi à la réalisation. C'est lui qui a réalisé Streets Of Life. Ces temps-ci, il planche sur celle du prochain album d'Empty Minds. Il porte aussi parfois le chapeau d'agent de booking, par simple souci d'«aider les groupes qui n'ont pas de contacts». «Rien de très lucratif, mais si le show et la bière étaient bons, on en sort tous gagnants.» Et les amitiés ainsi nouées débouchent parfois sur l'organisation de tournées conjointes. L'approche, malgré son côté un peu artisanal, lui permet de jouer régulièrement aux États-Unis, stipule l'artiste.

Il ne dédaigne pas adresser des «clins d'oeil au vieux rock, aux Rolling Stones ou aux Allman Brothers» et n'écrit désormais plus qu'en anglais. Il lui arrive toutefois de traduire certains morceaux. Il l'a fait récemment avec You're My City Inside, devenue le simple La Cité, paru en février dernier.

Et comme il «aime toucher à tous les aspects du métier», le musicien confectionne lui-même ses disques 'à la mitaine'. Sans se prendre pour un peintre, il décorait les précédents un par un, selon une technique empruntée au dripping. Son nouvel opus se présente sous la forme d'un support cartonné légèrement surdimensionné. En guise de livret est attaché un mini-bloc de feuillets style Post-It permettant d'apprécier les paroles.

«J'aime pas trop le cédé [l'objet physique]. Je préfère trouver des alternatives originales. J'aime fabriquer les albums à la main. Le disque ne fitte pas sur les tablettes, et c'est justement ça l'idée...»

Patric Lac a été slammeur et a édité un recueil de poésie. S'est attelé à «des projets de théâtre et de comédie musicale qui n'ont jamais abouti». Réalisant qu'il s'éparpillait, il a préféré se recentrer sur sa musique, qu'il définit comme «du rock énergique mineur», en raison de ses sonorités mélancoliques, qui baignent dans les accords mineurs.

Après s'être exilé à Montréal pendant huit ans Patrick Lac rentrera au bercail s'installer pour de bon, en juin. Car rien ne remplace la proximité de la nature, dit-il

Pour y aller

Où? Le Troquet

Quand? Samedi 28 novembre, à 19 h

RENSEIGNEMENTS: 

www.facebook.com/events/1515010875492399/

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer