Julien Tremblay seul en haut de l'affiche

Julien Tremblay... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Julien Tremblay

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Ayant embrassé le métier d'humoriste depuis plus de 20 ans déjà, Julien Tremblay gagne «très bien» sa vie à écrire des blagues et à les livrer, sur scène, à la radio ou au petit écran. À 40 ans, son prix Victor Révélation (remporté au Festival Juste pour rire cet été) sous le bras, le natif de l'Est ontarien se fait aujourd'hui «frencher comme il faut à part ça» par le festival, qui présentera son tout premier spectacle solo en carrière, au cours de l'année 2016.

«Certaines personnes me disent que ça m'a pris du temps avant d'en arriver là, mais moi, je leur réponds que ça m'arrive tout simplement au bon moment, dans ma vie!» clame Julien Tremblay, qui s'en vient présenter 90 minutes de matériel original, vendredi, au Café de Joël à Rockland, à guichets fermés.

«Ma quête n'était pas d'être le plus populaire, mais bien de devenir le plus drôle, renchérit-il. De toute façon, ceux qui veulent faire ce métier pour se voir dans le journal ne durent pas. Les vrais, ils écrivent tout le temps. C'est le travail qui fait durer.»

Tout vient donc à point à qui travaille et sait attendre. Ou qui, à l'instar de celui qui a longtemps été animateur à la radio dans la région d'Ottawa-Gatineau, n'a jamais visé le haut de l'affiche à tout prix.

«Pour moi, un premier spectacle solo complet n'est que la suite logique, explique-t-il. J'ai toujours fait partie de collectifs d'humour, en présentant un numéro dans un gala à Juste pour rire ou au Bordel [Comédie Club], à Montréal, par exemple. Ce n'est pas parce que mon nom n'apparaît pas en gros sur la marquise que je ne suis pas occupé!»

Les années d'expérience accumulée, et plus encore d'observation des mécanismes de l'humour, permettent aujourd'hui au «mathématicien de la blague» de profiter pleinement de ce qui lui arrive.

«Ma fondation est solide. Je suis confiant dans les numéros que j'ai développés, dans ma manière de livrer mes blagues au public. J'ai un produit que j'ai peaufiné et atteint un niveau que je me sens prêt à défendre à répétition, dans le cadre d'une tournée.»

Âme de musicien

Au fil des ans, Julien Tremblay a touché à plusieurs styles, de l'absurde à des blagues collées sur l'actualité.

Et s'il a toujours flirté avec la musique, il demeure «le seul humoriste qui se pointe avec une guitare sur scène, mais ne jouera pas une seule chanson», fait valoir fièrement celui qui s'accompagne néanmoins de quelques accords bien placés. Et qui prend un évident plaisir à jouer de sa voix - dans un registre à la Barry White - pour puncher son texte.

Vendredi, il se pointera au Café de Joël, invité par Patrick Bourbonnais du MIFO avec qui il faisait de l'impro «dans le temps», pour livrer une version épurée de son spectacle.

«Ce sera moi, un micro, ma guitare et le public», énumère gaiement le principal intéressé.

Les éclairages et la mise en scène se grefferont au produit final au gré des répétitions des prochains mois.

De quoi parlera-t-il, dans son spectacle? D'amour, de choses qu'il aime et l'allument, et non pas de ce qui l'irrite. Et surtout pas de son récent séjour dans un hôpital cubain, où il a dû être opéré d'urgence pendant un voyage; opération qui a fait les manchettes. «Pas parce que je suis connu, mais bien parce que je suis le chum de» l'auteure-compositrice-interprète France D'Amour, précise Julien Tremblay.

«De toute façon, tout le monde a un numéro sur 'son' moment passé à l'hôpital: Rachid Badouri et sa côlonoscopie, Jean-Marc Parent et son opération, énumère-t-il. Je n'irai donc clairement pas dans cette direction, puisque ç'a déjà été fait!»

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