Bavardage entre amis (français)

La pièce Small Talk met en scène une... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

La pièce Small Talk met en scène une famille de comédiens français.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'automne est la saison des retrouvailles au Théâtre de l'Île. Les habitués s'y retrouvent pour la production communautaire annuelle. Celle de l'effort collectif, des répétitions jusqu'à pas d'heure, du trac qui saisit, des amis qui applaudissent...

Cette année, la directrice Sylvie Dufour a jeté son dévolu sur Small Talk, de Carole Fréchette; une valeur quasi-sûre puisque le texte a été récompensé d'un prix du Gouverneur général, en 2014. Et n'a encore jamais été joué au Canada, de surcroît. Il s'agit d'une commande du bucolique Théâtre du Peuple, en France, passée à l'auteure québécoise l'été dernier.

Le jury du prix du Gouverneur général a souligné son «impressionnante galerie de personnages», ainsi qu'«une langue d'une grande inventivité» pour décrire l'extrême vulnérabilité de ceux qui ne parviennent pas à communiquer avec leurs semblables.

La pièce à l'affiche du 4 novembre au 5 décembre campe une jeune femme, Justine, paralysée dans ses relations sociales: elle ne sait pas bavarder, engager ces conversations sur tout et rien («small talk» en anglais), passage obligé pour faire connaissance.

La metteure en scène Julie Grethen dit avoir été séduite «par le mélange entre drame et comédie», à partir d'un sujet qu'elle juge d'actualité.

Cette production constitue sa première mise en scène d'envergure, bien que la jeune femme ait toujours gravité autour du Théâtre de l'Île depuis son baccalauréat spécialisé, il y a 10 ans. «J'ai fait de la régie, j'ai été comédienne, assistante à la mise en scène, énumère-t-elle. La régie m'a permis de m'asseoir à côté du metteur en scène et d'apprendre beaucoup mais je n'aurais jamais osé sauter le pas si Sylvie Dufour n'était pas venue me chercher.»

Absurdités, rires et larmes

Le rôle principal a été confié à Capucine Péchenart, «un coup de coeur aux auditions!» s'exclame Julie Grethen. «Elle réussit à trouver le juste dosage en émotions, note-t-elle, ce qui est loin d'être évident car son personnage est tout en zones grises.»

Autour de Capucine, que le milieu théâtral connaît à titre de directrice des communications de Théâtre Action, il aura fallu reconstituer une famille de comédiens français - le pays d'origine de l'actrice principale.

Son frère sera incarné par Sylvain Sabatié (également agent de communication au Théâtre La Catapulte), sa mère, par Florence Delmas et son père par Olivier Bonnet.

«Justine évolue dans une famille dysfonctionnelle, raconte Julie Grethen. Son père ne parle pas, il s'est remarié avec une sourde-muette pour être tranquille, sa mère est devenue aphasique à la suite d'un accident de voiture, tandis que son frère se situe à l'opposé, il est imbu de lui-même et ne peut vivre sans l'attention des autres.»

La mise en scène «conceptuelle» et «ultramentorée par Sylvie Dufour» découpe la pièce en 24 tableaux au cours desquels la narration est portée par un choeur de comédiens polyvalents.

D'un carton, d'une planche et de trois fois rien, ils feront surgir les décors minimalistes pour accueillir toute une galerie cocasse de personnages vivant leurs lots d'absurdités, de rires, de larmes et de tragédies sur le ton de la comédie.

Pour y aller

Où? Théâtre de l'Île

Quand? Du 4 novembre au 5 décembre 2015

Renseignements: gatineau.ca/vivezlexperience ou 819-243-8000

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer