Méli-mélo de musique et mots franco-ontariens

Lisa L'Heureux et Gabriel Robichaud sont partis en... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Lisa L'Heureux et Gabriel Robichaud sont partis en quête de textes franco-ontariens pour concevoir et mettre en scène À quoi ça sert d'être brillant si t'éclaires personne.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les raisons ne manquent pas pour célébrer la littérature franco-ontarienne. Entre la commémoration des quatre siècles de présence francophone en Ontario, le cinquième anniversaire du Jour des Franco-Ontariens et le quarantième du premier lever de drapeau doublement fleuri, pas d'excuse pour s'endormir sur son trillium.

Contactés par l'organisation du Centre national des arts, les auteurs Lisa L'Heureux et Gabriel Robichaud ont eu pour mission de concocter un patchwork littéraire d'écrivains du cru. Après des mois de fouilles dans les meilleures feuilles franco-ontariennes, ils nous feront découvrir leur sélection dans À quoi ça sert d'être brillant si t'éclaires personne, un jam de lectures mises en musique par Pandaléon, à l'affiche vendredi et samedi soirs au Studio du CNA.

À l'interprétation des textes, on retrouvera Stef Paquette, Mehdi Hamdad, Andrea Lindsay, Anie Richer, Pierre Simpson & co - une distribution d'artistes phares de l'Ontario français côtoiera de nouvelles plumes à découvrir.

Le concept du spectacle peut rappeler celui de Love is in the birds: une soirée francophone sans boule disco, spectacle littéraire déclinant des écritures émergentes issues de la Francophonie. Lisa L'Heureux et Gabriel Robichaud avaient d'ailleurs collaboré ensemble, il y a deux ans, à cette production du Théâtre du Trillium.

Pour ce nouveau projet hybridant musique et littérature, seuls les écrits franco-ontariens seront à l'honneur, retenant plus spécifiquement le théâtre et la poésie. «Nous avons voulu dresser un portrait de l'évolution de la littérature ces 45 dernières années sur le territoire franco-ontarien», explique Gabriel Robichaud.

Au tamis des lectures dévorées ces derniers mois, resteront les mots des poètes Éric Charlebois et Sonia Lamontagne, des dramaturges Jean Marc Dalpé et Brigitte Haentjens, la directrice artistique du Théâtre Français, mais aussi les écrits de Patrice Desbiens, Robert Dickson et Michel Ouellette pour ne citer qu'eux.

Des inédits

Quelques inédits se glisseront dans le répertoire, l'occasion de découvrir de nouvelles voix, à l'instar des slams de Charlotte Leblanc-Haentjens. Sans compter les «surprises» promises à demi-mot et qui devraient gonfler le rang des 12 interprètes annoncés dans le programme.

«Le spectacle dresse un pont entre la littérature franco-ontarienne d'hier et d'aujourd'hui, poursuit Gabriel Robichaud. Le montage des textes met en avant certains thèmes récurrents se faisant écho, le rapport au territoire, à la langue, à soi et à l'autre aussi.»

Et quand ils nous livrent leur vision de l'identité franco-ontarienne en littérature, Gabriel Robichaud et Lisa L'Heureux poursuivent entre eux l'interrogation de ce que leur spectacle met en jeu: une vérité qui ne peut être résolue mais seulement explorée. «Être Franco-Ontarien, ce n'est pas seulement être francophone et habiter en Ontario», résume Gabriel. Quid des artistes francophones en Ontario? «C'est craindre l'indifférence et avoir le désir de contrer ça», renchérit Lisa L'Heureux. À quoi ça sert d'être brillant si t'éclaires personne ne fait que renforcer cette conviction, depuis longtemps acquise: en matière d'art, à plus forte raison en milieu linguistique minoritaire, l'union fait la force.

Pour y aller

Où? Centre national des arts

Quand? Les 25 et 26 septembre, 20h

Renseignements: Billetterie du CNA, 613-947-7000; www.nac-cna.ca

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