Folk en foire dans la capitale

Le directeur du CityFolk, Mark Monahan, rappelle qu'on... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le directeur du CityFolk, Mark Monahan, rappelle qu'on a beau mettre les projecteurs sur les têtes d'affiche d'un festival, il faut aussi faire une place intéressante aux artistes locaux.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Marvest, c'est la greffe opérée entre musique et «harvest» - récolte, en anglais. C'est surtout le nouveau concept du festival CityFolk qui, en déménageant plus près du centre-ville d'Ottawa, dans le quartier du Glebe, compte devenir l'un des plus grands rassemblements urbains de la ville. Au menu, du 16 au 20 septembre: de la musique de premier choix, avec Wilco et Van Morrison en tête d'affiche du parc Lansdowne, mais aussi tout un maillage d'activités périphériques ouvertes à tous sur la rue Bank: un marché de produits frais locaux, de l'artisanat de la région, des groupes du cru... Plus qu'un festival de musique, une foire pluridisciplinaire? Mark Monahan, le directeur de l'événement, ne renie pas l'appellation.

L'ancienne version du Ottawa folk Festival est bel et bien passée de mode. Le CityFolk - du haut de son nouveau nom - surfe sur l'engouement pour le local et nous propose son panier culturel d'artistes émergents d'ici, à découvrir gratuitement dans de nouveaux lieux inusités. En matière de promotion de la jeune garde musicale, le directeur du CityFolk - aussi à la barre du Bluesfest - a apporté beaucoup à travers ses programmations.

«Les grands festivals se concentrent toujours sur les principales têtes d'affiche, note M. Monahan, mais il faut aussi se demander comment présenter les artistes locaux.»

QUATRE AUTRES SCÈNES

Parallèlement à la programmation régulière et aux quatre scènes prévues pour l'accueillir, une soixantaine de groupes ayant passé contrat avec le festival se produiront dans des lieux aussi diversifiés que les magasins David's Tea, Whole Foods Market, Black Squirrel Books ou encore au magnifique pavillon Aberdeen, trop souvent sous-exploité, lequel deviendra le quartier général de Marvest. Neuf groupes y lanceront leur nouvel album mais il y aura également des stands représentant les vignobles et brasseries du coin.

Quant aux désagréments sonores que pourrait susciter, pour les voisins du Glebe, le déménagement du festival au parc Lansdowne, M. Monahan demeure confiant: «Nous travaillons avec la communauté du Glebe en l'impliquant, en faisant affaire avec les commerces du quartier.» La scène principale devra néanmoins tout débrancher pour un couvre-feu à 22h. Les concerts se prolongeront en intérieur jusqu'à 1h du matin, notamment au pavillon Aberdeen.

Pour cette nouvelle édition 2015, le directeur se serait inspiré de South by Southwest (SXSW), un festival très prisé de musique, cinéma et médias interactifs à Austin (Texas). Il envisage un partenariat avec la Nuit Blanche ainsi qu'avec le Festival International d'Animation d'Ottawa, qui auront lieu le même week-end que le CityFolk. Même en matière de manifestations culturelles, l'union fait la force, à condition de travailler ensemble en bonne intelligence et de mutualiser les idées pour le bien des festivaliers et de la communauté.

POUR Y ALLER

Quand : 16-20 septembre

Où : Esplanade du parc Lansdowne et rue Bank

Renseignements : http://cityfolkfestival.com, 613-230-8234

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