Les superhéros Marvel se donnent en spectacle

Des superhéros en chair, en os et en... (Courtoisie)

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Des superhéros en chair, en os et en collants débarquent au Centre Canadian Tire dès vendredi.

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Des superhéros en chair, en os et en collants débarquent au Centre Canadian Tire dès vendredi.

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Et ce n'est pas pour participer à un défilé de mode - façon cosplay et ComicCon - qu'interviendront Spiderman, Iron Man, Hulk, Thor et quelques mutants tirés du panthéon Marvel, mais bien pour se bagarrer, pirouetter, filer dans les airs, sortir les griffes (en adamantium) ou projeter des rayons de lumière depuis leur thorax. Et déjouer au passage les plans machiavéliques de quelques méchants de supercalibre. Car ces derniers, pour assujettir le monde à leurs vilaines bottes, tenteront de faire main basse sur une arme de destruction massive, le Cube cosmique, que Thor en personne avait pris soin de disperser en fragments aux quatre coins de la planète.

Rendre crédible les batailles et courses poursuites auxquelles se livrent la bande des Avengers et leurs ennemis (Loki, les Sinister Six et les saligauds d'Hydra): tel est le pari du show à grand déploiement Marvel Universe Live. Lequel se traduit par Marvel en spectacle, en prévision de la séance du dimanche 2 août à 15h, qui constituera l'unique représentation en français, parmi les sept organisées à Ottawa tout au long du week-end prochain.

Certes, il aurait été difficile de captiver le public sans un maximum de réalisme. Le pari est donc gonflé. Aussi gonflé que les muscles de Hulk. Pour y parvenir, l'équipe de Feld Entertainmnent - l'entreprise qui a conçu les multiples productions de Disney On Ice des dernières années - a fait appel à une panoplie d'effets spéciaux dernier cri.

Robotique; éclairages permettant de suivre «chirurgicalement» les visages des comédiens qui courent partout; mapping (projections vidéo en 3D) permettant à l'espace scénique de se transformer en 1001 lieux; plus gros système de vol jamais utilisé durant un événement live; effets pyrotechniques: tout est à la fine pointe, assurent les concepteurs, qui ont consacré neuf mois à la recherche et au développement avant de monter leur spectacle.

«Et même lorsque les technologies n'étaient pas "nouvelles", on a trouvé des façons novatrices de les utiliser», avance le directeur des opérations du spectacle, Chris Nobels.

Toujours une solution

S'appuyant sur cette artillerie lourde, l'homme n'entretient aucun doute sur le fait que la qualité des effets spéciaux déployés ici n'ont rien à envier aux images de synthèse utilisées sur les plus récents films de la franchise Marvel.

«La technologie [...] ne va pas seulement vous étonner, elle va vous transporter complètement vers un tout nouveau monde Marvel comme jamais auparavant», claironne le chef de la direction artistique de Marvel, Joe Quesada, en guise de caution morale et commerciale.

Le projet fut initié non par Marvel, mais par Feld. Shanda Sawyer, qui avait monté plusieurs spectacles de grande envergure pour Feld, en est l'idéatrice. Elle a alors mis la main à la pâte au scénario, avant de se charger de la mise en scène de Marvel Universe Live.

Seuls des «changements mineurs» ont été apportés en cours de route: «tout ce qui pouvait sembler impossible à réaliser en lisant le scénario, nous avons trouvé des solutions pour le faire», lance fièrement M. Nobels, qui a suivi toutes les étapes du projet depuis sa création.

Les ingénieurs ont même réussi à créer une voiture qui se renverse et prend feu... mais qu'on peut remettre rapidement sur ses roues, une fois le rideau tombé, afin que le véhicule soit à nouveau saccagé quelques heures plus tard, illustre-t-il en rappelant que plusieurs prestations peuvent se succéder au cours d'une même journée.

«Nous sommes devant un genre complètement nouveau (dans le milieu du divertissement)!» estime M. Nobels.

Expérience «immersive»

Au nom des fans, M. Nobels se réjouit à «l'idée qu'on puisse voir tous les personnages de Marvel réunis en un même endroit, comme s'ils sortaient de la BD ou du dessin animé». L'essentiel du panthéon Marvel est en effet représenté, la troupe étant composée d'une cinquantaine de comédiens-cascadeurs, lesquels endossent souvent plusieurs rôles.

Le directeur des opérations avoue avoir un petit faible pour Captain America. «Dans ce spectacle, il a la chance de pouvoir faire plein de trucs très cools que les autres héros ne font pas», en particulier des «cascades en moto» ainsi qu'un «grand saut dans le vide» assez spectaculaire, laisse entendre le responsable. N'ayant jamais vraiment lu de comic books avant d'embarquer dans ce projet, il dit avoir dû faire beaucoup de recherche sur les personnages et leur histoire, afin de «mieux comprendre ce à quoi pouvaient s'attendre les fans, et ne pas les décevoir».

«Je crois qu'on dépasse les attentes de tout le monde, poursuit le concepteur technique. On présente des cascades dignes de ce qui se fait de mieux au cinéma. On a un scénario original... et on a fait un super boulot pour raconter une histoire susceptible de plaire à tous», tant aux amateurs les plus férus qu'aux gens qui ne connaissent absolument rien à l'univers Marvel.

«J'aime observer le public pendant le show. Je constate que les gens sont éblouis par la qualité et les détails des projections vidéo et par notre façon de transformer l'espace scénique en différents lieux géographiques.» Le Quinjet, qui traverse l'aréna en fendant l'air, est un autre «élément qui fascine» la foule et qui contribue à rendre l'expérience «immersive», selon M. Nobels. «On a l'impression qu'on est avec eux [les comédiens], et non pas simplement en train de regarder.»

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Le dispositif technique de Marvel Universe Live

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Des machines de guerre

«Personnage-clef» du spectacle, The Hulk, qui sur scène mesure 8' 5", a été l'un des plus grands défis pour l'équipe de production.

«Comment rendre de façon réaliste ce qui, au cinéma, est réalisé tout en images de synthèse? Cela n'avait jamais été fait auparavant», fait remarquer le directeur des opérations pour Marvel Live Universe, Chris Nobels.

L'alter ego de Bruce Banner aura nécessité a lui seul quatre prototypes différents, avant d'arriver à une version satisfaisante aux yeux des concepteurs, car «quand on crée quelque chose de cette ampleur, la ligne entre [percevoir] la machinerie et la réalité est mince», convient le vice-président responsable des éléments scéniques, Rick Papineau.

The Hulk parvient à se mouvoir grâce à l'énergie de deux batteries de voiture. Mais les problèmes que posaient les déplacements du géant «ont été résolus assez rapidement», ce qui a permis de travailler en profondeur sur son apparence et son attitude, explique M. Papineau. Comme le colosse vert (ou gris, selon l'époque) aux bonds prodigieux, la machine de Feld «fait tout ce qu'on est en droit d'attendre de lui dans une scène d'action», avise M. Nobels.

Le casse-tête d'Iron Man

Iron Man et son «rayon répulseur» a été l'autre grand casse-tête de Marvel en spectacle.

Le mapping joue ici un rôle fondamental, mais c'est l'émetteur infrarouge situé dans le costume du héros qui permet aux effets du «tir» d'être exécutés avec la précision requise, car il signale l'emplacement exact du comédien. Chaque costume est doté d'un tel émetteur permettant au système informatique de les situer dans l'espace, en temps réel, afin de mieux faire coïncider les mouvements des comédiens et les effets spéciaux.

Projecteurs d'illusions

Alimenté par 21 projecteurs, le mapping vidéo est quant à lui capable de recouvrir une surface verticale équivalente à celle d'un écran IMAX, ainsi qu'une bonne partie du sol (70 pieds par 140).

L'ampleur de ce terrain de jeu vidéo autorise toutes les illusions. «D'une profondeur et d'une fluidité inégalées», assurent les notes de production, les images aériennes donnent à la perfection l'impression que le Quinjet, l'emblématique aéronef du millionnaire Tony Stark, se faufile entre les gratte-ciels de New York, ou sillonne la planète.

La magie des projections vidéo en 3D (le mapping) permet de dessiner plusieurs lieux emblématiques de l'univers marvel. Les spectateurs pourront notamment voir prendre vie la Tour des Avengers, ainsi que l'atelier de Tony Stark, l'île d'Hydra, la forteresse de Loki et le laboratoire d'A.I.M., acronyme de Advanced Idea Mechanics, où les superbandits concoctent toutes sortes d'inventions diaboliques.

L'aventures des superhéros pour récupérer les fragments du Cube cosmique les conduira aux quatre coins du globe, depuis la statue de la Liberté jusqu'aux montagnes de l'Himalaya en passant par le désert. Pour maximiser le réalisme, des projecteurs mobiles permettent d'interagir avec les éléments scéniques.

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Le compositeur Michael Picton

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Une trame musicale aux racines ottaviennes

Le compositeur de la trame musicale de Marvel Universe Live, Michael Picton, est un peu Ottavien.

Né en Californie de parents canadiens, il a grandi dans le quartier de Beacon Hill, avant d'intégrer l'Université McGill en musique. D'abord claviériste pour Quidam, le musicien a quitté en 2002 la tournée du Cirque du Soleil pour devenir compositeur à temps plein.

À l'emploi de Feld Entertainment, il a signé des morceaux pour sept productions du cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey et quelques autres pour Disney Live. Pour le Cirque Mechanics, il a signé la trame sonore de trois spectacles aux États-Unis. On lui doit aussi la bande originale de la télésérie Flash Gordon diffusée par SyFy, ainsi que les génériques de plusieurs émissions à l'antenne de PBS et CNN.

«Les histoires de superhéros sont devenues les figures légendaires de notre époque. À ce titre, ils imposent une musique qui serve l'épopée. Mon but a donc été d'ajouter une dose d'intensité, d'action et d'émotion qui évoque à la fois l'humanité et la superhumanité de ces personnages et de ces situations. Les fans risquent d'être époustouflés», indique Michael Picton.

Pour y aller

OÙ? Centre Canadian Tire

QUAND? Le 31 juillet, 19h; le 1er août, 11h, 15h et 19h; le 2 août, 11h. En français: le 2 août, 15h

RENSEIGNEMENTS: www.capitaltickets.ca ; 613-599-3267

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