AGWÀTÀ: immersion historique réussie

À peine a-t-on le temps de faire trempette... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

À peine a-t-on le temps de faire trempette que le clap de fin retentit dans une pluie de cendre avec le Grand feu de 1900. L'immersion n'en demeure pas moins efficace, ont estimé plusieurs spectateurs.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les Gatinois ont visiblement soif d'en apprendre sur leur histoire. Le spectacle aquatique multimédia AGWÀTÀ a fait salle comble trois fois plutôt qu'une, vendredi soir, pour sa grande première.

Le rideau s'est ouvert lorsque la nuit est tombée. On s'entasse dans les gradins et sur deux rives du ruisseau de la Brasserie. C'est parti pour un condensé historique de 15 (trop courtes) minutes sur les origines de la fondation de la Ville de Gatineau, qu'une équipe d'artificiers des flots a concocté et offert tout à fait gratuitement.

Le premier tableau jaillit à 21h30 tapant pendant que la file d'attente s'allonge encore de ceux qui n'ont pu trouver une place pour la première de trois représentations. Chaque seconde compte.

Les Algonquins attendent les voyageurs sur le quai de départ, en 1800. Six autres tableaux suivront, racontant autant d'étapes marquantes de l'ancienne Ville de Hull.

Commentaires élogieux

À peine a-t-on le temps de faire trempette que le clap de fin retentit dans une pluie de cendre avec le Grand feu de 1900. L'immersion n'en demeure pas moins efficace, ont estimé plusieurs spectateurs.

«Ils ont réussi à communiquer une essence de l'identité et de notre histoire. En mariant l'eau à la lumière et à une iconographie évocatrice, ils ont communiqué un message qui est pertinent, je pense, affirme un muséologue de profession, Alain Massé. Ils ont relevé un beau défi.»

«J'aurais aimé que ce 15 minutes se prolonge», lance avec enthousiasme le conseiller gatinois Gilles Carpentier.

En se joignant à l'équipe de production de Mixmédiarts comme historien consultant, Roger Blanchette rêvait que le spectacle puisse donner le goût de l'histoire à certains. Les commentaires entendus à la porte de sortie le raviront.

«J'ai trouvé que c'était grandiose. On pouvait facilement suivre le fil de l'histoire. J'ai été ébahie. Mon côté petite fille est ressorti ce soir, dit Carmen Dubrûle-Mahaux en nommant les scènes marquantes de l'oeuvre. J'espère que l'an prochain, il y aura une suite.»

Les débuts de la coupe du bois, la Guerre des Shiners, les débuts de l'industrialisation avec E.B. Eddy et la grande grève de 1891, qui a instigué le mouvement syndical canadien, sont les autres faits marquants qu'ont choisi de raconter à leur façon les producteurs.

Le directeur artistique du spectacle, Alain St-Jean, attend de connaître l'intérêt des Gatinois pour ce genre de divertissement avant de promettre une suite.

«C'est sûr que le spectacle a été pensé de façon à ce qu'il puisse y avoir une suite. On ne le sait pas. Est-ce que les gens on le goût de voir ça? J'ose espérer», confie-t-il.

Il est donc permis d'y croire.

Les représentations se poursuivent jusqu'au 2 août à raison de trois par soir.

Partager

À lire aussi

  • « C'est au-delà de nos attentes »

    Arts

    « C'est au-delà de nos attentes »

    Victime de son succès, le spectacle « eau et lumière » Agwàtà pourrait bien rejaillir des eaux du ruisseau de la Brasserie l'an prochain.... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer