Divertissant mais pas encore hilarant

Mario Tessier a présenté son premier spectacle solo,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Mario Tessier a présenté son premier spectacle solo, jeudi soir à Gatineau.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il a fait les beaux jours des Grandes Gueules pendant 20 ans avec son complice José Gaudet. Seul comme un grand, Mario Tessier a entamé jeudi la tournée de son tout premier spectacle solo à la Maison de la culture de Gatineau. L'humoriste qui jouit d'un énorme capital de sympathie a su divertir, certes, mais côté rire, celui qui sort de nos tripes jusqu'à nous décrocher la mâchoire, celui que l'animateur a su si bien provoquer sur les ondes radio, et bien, il faudra peut-être attendre à une autre mouture pour le vivre...

C'est la voix de Patrice Michaud qui accueillera les spectateurs lors de la première médiatique à la salle Odyssée, le chanteur lui ayant composé un air fort joli pour l'occasion. Mario Tessier s'avancera devant un énorme écran géant sur lequel seront projetées des illustrations de toutes sortes et de sympathiques images d'archives, notamment des photos et des vidéos de son enfance, de son adolescence et de sa vie d'adulte.

Tout a commencé en 1971, l'année de la fameuse tempête du siècle. Dans le truck, en direction de l'hôpital, la voix suave d'Engelbert Humperdinck se fait entendre, maman Madeleine souffrant de ses premières contractions, gracieuseté de Mario qui pousse sa venue dans ce beau monde. C'est ainsi qu'il nous offrira un numéro sur sa naissance qui s'étirera beaucoup trop.

De la maison familiale - un bungalow à Ville LaSalle, au bar de son père, en passant par des tours de char avec ses parents qui fument comme des cheminées alors qu'ils prennent le chemin vers le parc Belmont (nostalgie, quand tu nous tiens...),le divorce de ses parents, la découverte du disco à la radio de CKMF grâce à Michel Jasmin en 1974, jusqu'à sa rencontre à l'école secondaire de José Gaudet, il réussira à offrir un beau voyage dans le temps avec des références qui trouveront écho auprès de nombreux spectateurs.

Au retour de pause, on apprendra que l'humoriste - cégépien en sciences humaines sans maths - s'est engagé en 1988 dans l'armée pour trois ans, ce qui donnera à un numéro - prévisible - sur les insultes reçues en formation. C'est durant cette période qu'il est devenu un homme, à Trenton en Ontario, lorsqu'il a appris la mort de son père, le soldat «bénéficiant» d'une permission de 24 h pour lui faire ses hommages. Ce qui aurait pu être un moment très touchant a semblé un peu faux, l'annonce du décès étant lourdement appuyée par un long, long, long silence. Un moment si intime a-t-il besoin d'être souligné à si grands traits ? Le ton de la confidence ne serait-il pas plus approprié ?

On ne peut douter du talent de Mario Tessier dont les qualités de communicateur et d'humoriste sont indéniables, l'homme ayant fait ses preuves bien avant ce premier spectacle solo. Au moment d'écrire ces lignes, avant d'aller sous presse, il relatait l'épisode de la mise en demeure de René Angélil à l'époque des Grandes Gueules, y allait de quelques imitations dont, entre autres, Gilles Vigneault, et de quelques tours de chant. Ce premier spectacle solo gagnerait très certainement être épuré de ses longueurs, à y ajouter du rythme et à injecter une bonne dose de mordant.

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