Le délire musical de Gypsophilia

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La formation de Halifax sera de passage au Festival de jazz d'Ottawa le 25 juin.

Courtoisie

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Chaque composition de Gypsophilia est un voyage autour du monde. Le jazz manouche bourlingue avec la musique klezmer, brésilienne et jamaïcaine, les notes de tango, de reggae, de swing et de funk se répondant gaiement dans un délire musical résolument jubilatoire. La formation de Halifax s'amène le jeudi 25 juin au Festival de jazz d'Ottawa avec la ferme intention de faire danser toutes les générations.

«On a donné notre premier concert à Halifax en 2004, se souvient le guitariste et percussionniste Ross Burns. La chimie s'est installée immédiatement entre les membres. La réaction des spectateurs a été incroyable, ça nous a tellement plu qu'on a décidé de poursuivre.»

Il y a onze ans, la formation fut mise sur pied pour présenter cet ultime spectacle en hommage à Django Reinhardt. L'engouement sans précédent des Terre-Neuviens a poussé les sept musiciens à le reprendre encore et encore jusqu'à ce qu'ils se questionnent plus sérieusement sur leur avenir.

«On a sorti un album en 2007, Minor Hope, avec nos compositions, dit-il. Ç'a toujours été important de trouver notre voix. Mais ce n'est pas le désir de créer qui nous a poussés à écrire. Il a des enregistrements originaux qui sont extraordinaires, parfaits, alors pourquoi faire une pâle copie de l'original? Stéphane Grapelli et Django Reinhardt sont des virtuoses et reproduire chacune de leurs notes constitue un défi énorme. Composer nos propres trucs allait de soi, d'autant plus que nous avons des formations et des influences différentes, ce qui enrichit beaucoup notre univers musical.»

Enfant, ses parents l'encourageaient à chanter dans des chorales et à jouer de divers instruments. «Au début, je détestais la musique parce que l'idée d'en faire venait de mes parents. Un jour, j'ai découvert par 'moi-même'la guitare, insiste-t-il en riant. Jimmy Hendrix a été l'une de mes premières sources d'inspiration. Ensuite, je suis tombé dans l'improvisation jazz, ce qui m'a amené à explorer les grands guitaristes américains, comme Wes Montgomery, Grant Green et Kenny Burrell. Bien sûr, il y aussi Django, qui a été un apprentissage de taille sur le plan technique.»

Gypsophilia compte cinq albums à son répertoire, dont le plus récent, Night Swimming. Depuis 2008, le groupe parcourt le Canada, l'année 2012 marquant une percée aux États-Unis, notamment à New York, à Philadelphie, au Vermont et dans le Maine, tous des endroits qui figurent dorénavant au calendrier de tournée. Le guitariste espère s'envoler pour l'Europe en 2016, conscient toutefois de certaines contraintes à l'horizon.

«Nous sommes une grosse formation et pour un diffuseur, ça suppose des coûts plus importants, surtout si on va à l'étranger. Et puis, il faut faire concorder les horaires de tout le monde, chacun d'entre nous ayant un autre boulot pour boucler les fins de mois, précise celui qui enseigne les arts martiaux. De plus, trois membres ont fondé une famille et si on continue à ce rythme-là à faire des enfants, c'est sûr qu'on ne pourra plus partir!, rigole-t-il. Blague à part, on est tissés serrés comme groupe. Peu importe le contexte, on va toujours continuer à faire de la musique et des albums ensemble.»

POUR Y ALLER:

Où: Festival de jazz d'Ottawa

Quand: le jeudi 25 juin à 18h30

Renseignements: www.ottawajazzfestival.com

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