Le territoire s'éclate aux Zones Théâtrales

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«Depuis mon arrivée, j'ai vu la pratique théâtrale se décloisonner et évoluer à pas de géant», explique avec passion René Cormier, le directeur artistique de Zones Théâtrales 2015.

Patrick Woodbury, LeDroit

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«Les artistes sont de plus en plus nomades, les jeunes d'aujourd'hui sont partout, ils se déplacent constamment, souligne René Cormier, directeur artistique des Zones Théâtrales 2015, hier lors de la conférence de presse. L'Amérique est pour eux un terrain de jeu, mais aussi une source d'inspiration et d'indignation.» Du 14 au 19 septembre, la 6e édition de la biennale convie le spectateur à (re) découvrir une Amérique passée ou à venir, entre rêves et réalité, illusions et désillusions. Et les arts du cirque!

Cette vitrine du théâtre professionnel des communautés francophones canadiennes réunit neuf productions, dont six nouvelles créations, et sept oeuvres en développement.

Au programme également, une foule d'activités gratuites qui viennent enrichir l'expérience, notamment la Zone de confidences où, de 12h à 13h, les créateurs viennent échanger sur leur travail ou, encore, la Zone de découvertes qui met en lumière des projets théâtraux en chantier, sous forme de lectures, en après-midi.

La pièce americandream.ca ouvre le festival, un road trip de troisheures, constitué de Malaises et de Pax Americana, créé par le Théâtre de la Tangente. «Cette oeuvre porte en elle tous les autres spectacles, fait valoir M. Cormier. Elle les éclaire par les thèmes qui y sont abordés, notamment la guerre en Afghanistan, le questionnement par rapport au territoire qu'on habite, la dénonciation de notre mode de vie, les drames personnels et les conflits familiaux.»

Suivra Un neurinome sur une balançoire d'Alain Doom, une histoire de survie inspirée d'un fait vécu dans laquelle un homme paralysé est confronté à lui-même (Sudbury et Ottawa).

Des retours

Dans un autre registre, les créateurs de Moving (2011) et de Bouffe (2013) reviennent au plus grand bonheur des festivaliers avec Les Trois Mousquetaires Plomberie, une pièce coproduite avec le Théâtre Populaire d'Acadie qui s'inspire librement de l'oeuvre d'Alexandre Dumas. Théâtre d'objets, art clownesque, poésie et rires aux éclats seront au rendez-vous. Les Sages Fous de Trois-Rivières et leurs marionnettes miniatures débarquent avec Tricycle, un spectacle solo sans paroles portant sur la quête de liberté.

De Rouyn-Noranda nous arrive Sans pays, un texte dramatique mettant en scène deux femmes, diamétralement opposées, qui vivent une crise identitaire.

Destinée à un jeune public, la fable Petites Bûches du Théâtre de la Vieille 17, mise en scène par Joël Beddows, explore la méfiance et la force du hasard dans tout voyage. La rumeur veut qu'elle soit aussi un ravissement pour les grands.

Déçus de ne pas avoir vu en 2013 Love is in the birds, une soirée francophone sans boule disco, les billets s'étant tous vendus avant même qu'on ait pu finir de lire le titre? Anne-Marie White du Théâtre du Trillium revient avec #PigeonsAffamés et une parole qui décoiffe, du spoken word, du beat box, des morceaux chorégraphiques et de la performance. Faites vite!

De la nouveauté

Du nouveau cette année, les arts circassiens font leur entrée aux Zones théâtrales avec trois activités et un nouveau lieu de diffusion, soit le chapiteau au Musée canadien de l'histoire où la compagnie Vague de Cirque (Îles-de-la-Madeleine) présentera Barbecue, alors que Circus Stella (Nouveau-Brunswick) offrira des ateliers aux professionnels et aux amateurs.

Au Studio du CNA, les Créations In Vivo (Ottawa) célébreront le théâtre, le cirque, le documentaire et la danse dans État vertical.

«Depuis mon arrivée, j'ai vu la pratique théâtrale se décloisonner et évoluer à pas de géant, explique avec passion René Cormier. Les personnalités artistiques s'affirment davantage, les jeunes créateurs poussent le milieu à explorer différentes formes, ce qui donne, ici, une programmation diversifiée. On utilise différents moyens pour raconter une histoire, toutes les disciplines se rencontrent et invitent à la rencontre avec tous les publics.»

Ibrisebois@ledroit.com

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