100% Lemire, 50% de personnages

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Daniel Lemire sera en spectacle à Gatineau le 8 avril.

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Daniel Lemire rembarque sur scène à l'occasion de son 10e spectacle en carrière, qui lui permet de commenter l'actualité, mais aussi de donner des nouvelles d'Oncle Georges et de quelques autres de ses personnages emblématiques.

La Maison de la culture de Gatineau accueillera le 8 avril 100% Lemire, ainsi intitulé parce que l'humoriste s'y présente seul sur les planches, contrairement au précédent spectacle, Lemire - gratifié d'un billet d'or (50 000 entrées) en 2010.

En première partie, Daniel Lemire commente l'actualité factuelle en mode stand-up. «On touche à un peu tout, de l'État Islamique [...] à la course à la chefferie du Parti québécois.»

Lors des premières représentations, à la mi-mars, il a intégré la polémique entourant Joël Legendre et la vente des quotidiens régionaux de Gesca, qui venaient de se produire. Car, afin de rester sur le qui-vive, il aime «insérer des choses qui peuvent s'être passées le jour-même. Ça donne un spectacle qui est constamment en évolution».

Il prend garde à «doser» les choses en recourant à des sujets plus légers. Il s'amuse par exemple de la prolifération des émissions de cuisine ou du vieillissement de la population, en imaginant un Hells Angels dans une maison de retraite.

Il s'intéresse à la grande Histoire le temps d'un numéro sur Bartoloméo Colomb, frère du découvreur, qui, à son retour en Espagne, témoignera d'«un voyage assez catastrophique».

Personnages fétiches

«Avec les personnages, j'essaie davantage de trouver des thématiques.» Ils lui permettent de jongler avec les «courants de société», mais aussi de travailler des punches moins éphémères que ceux liés à l'actualité.

«Ce ne sont pas des numéros extrêmement critiques. On ne se prend pas la tête à deux mains. C'est léger.»

Pour parler de la légalisation de la marijuana, il s'appuie par exemple sur Ronnie, son chanteur «toujours un peu dans les vapes», qui va tenter d'acheter du pot en pharmacie. «Là, on est plus dans l'anecdotique. C'est du comique de situation, et non un plaidoyer pour ou contre le phénomène.»

Le clownesque Oncle Georges, lui, s'est reconverti... en coach de vie. «C'est devenu quelque chose de très tendance. Je trouve ça drôle, parce que ç'a presque remplacé la religion. On a le goût de dire à Georges: "Mais d'où te vient cette soudaine sagesse?" Évidemment, dès qu'on gratte un peu, le vernis tombe...»

L'humoriste renoue avec un personnage qu'il avait délaissé, Yvon Travailler, cette «espèce de fonctionnaire» qui vire politiquement très à droite, à présent. «Il est un peu à l'image des partisans du Tea Party, aux États-Unis. Avec lui, je fais un peu de rentre-dedans.»

Mais Daniel Lemire évite de heurter la sensibilité du public. «Si ça choque, c'est que j'ai mal fait mon travail. Dès que je m'en aperçois, je me dépêche de retravailler un gag, pour que l'idée passe mieux.»

Pour y aller

OÙ? Maison de la culture

QUAND? Mercredi 8 avril, 20h (supplémentaire le 16 septembre)

RENSEIGNEMENTS: 819-243-2525; salleodyssee.ca

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