Un prénom qui fait «führer»

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Le prénom

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Montée une première fois au Québec en 2012 pour célébrer les 30 ans du festival Juste pour rire, la pièce Le Prénom revient en scène et s'arrêtera à la salle Odyssée du 26 au 28 mars prochains.

L'intrigue, popularisée avec le film du même (pré)nom mettant en vedette Patrick Bruel, concentre tous les ingrédients de la comédie efficace: quiproquos, rebondissements et répliques assassines, sous la plume des deux auteurs, Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte.

L'histoire leur sert de prétexte à une joute verbale sans merci: le choix d'un prénom peu banal pour un futur bébé. Il suffit d'une remarque anodine lors d'un souper pour que tout dégénère et tourne au pugilat. La faute au personnage de Vincent, joué par Patrice Robitaille. Ce jour-là, il arrive fièrement dans l'appartement de sa soeur (Isabelle Vincent) pour annoncer la naissance de son garçon. Le futur père dévoile aux convives le prénom choisi, lequel créera un malaise qui en entraîne un autre avant de déclencher un cataclysme au sein de cette famille bien comme il faut.

«La situation est jouée à la manière d'un drame», présente Isabelle Vincent, interprète d'Élizabeth, la maîtresse de maison. «Mon personnage veille à ce que tout se déroule parfaitement, elle veut que ce soit savoureux et restera opprimée tout au long du souper. Sauf à la fin, où sa révolte éclate.»

«On prend les mêmes et on recommence!»

Le metteur en scène Serge Denoncourt - aussi habile dans la mise en scène de spectacles de variété (Arturo Brachetti, Cirque du Soleil) que dans celle de grands classiques - signe ainsi une troisième reprise du Prénom au Québec. La distribution demeure inchangée - «c'était la condition pour reprendre le spectacle, ce qui explique que cette tournée ait pris un an et demi à se concrétiser», poursuit la comédienne accompagnée sur scène de Christian Bégin, Patrice Robitaille, Gabriel Sabourin et Catherine-Anne Toupin.

Elle-même a toujours enchaîné les contrats télévisuels parallèlement à ses rôles au théâtre; il aura donc fallu jongler avec les emplois du temps des uns et des autres pour arriver à une disponibilité générale. «C'est difficile, au Québec, de gagner sa vie sur les planches exclusivement», reconnaît Isabelle Vincent, qui interprétera la mère d'Amélie (Sophie Desmarais) dans la série Mon ex à moi sur l'antenne de Séries+ à compter du 1er avril.

La comédienne avoue tout de même un petit faible pour le théâtre, «cet endroit sacré et précieux où l'on accepte d'éteindre son téléphone portable et de se faire raconter une histoire comme si l'on avait 5 ans.»

Elle refuse, cependant, d'opposer les deux formes d'art dramatique et les voit plutôt complémentaires: «Au théâtre, le spectateur se fait partenaire de jeu, l'énergie circule entre scène et salle tandis qu'à l'écran, la caméra vient chercher l'intériorité des personnages.»

Aux deux tiers d'une tournée qui comptabilisera 120 représentations début mai, «il y a davantage de nuances, plus de dentelle, assure la comédienne. C'est rare d'assister à une franche comédie où les gens rient tant!»

Si l'on pensait que la joute verbale assassine était l'apanage des Français, le succès du Prénom démontrerait un cousinage avec le Québec.

Pour y aller

OÙ? Maison de la culture

QUAND? Du 26 au 28 mars, 20h

RENSEIGNEMENTS: 819-243-2525; www.salleodyssee.ca

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