Envoûtants, ces frangins

Les Barr Brothers étaient de passage à Gatineau,... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Barr Brothers étaient de passage à Gatineau, vendredi soir, à l'auditorium du Musée canadien de l'Histoire.

Martin Roy, LeDroit

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Si l'hiver régnait en roi et maître à l'extérieur, la chaleur, elle, était au rendez-vous, vendredi, alors que les Barr Brothers étaient de passage à Gatineau. La chaleur d'une musique hypnotisante, mariée à celle des retrouvailles entre un groupe et plus de 500 de ses inconditionnels.

Les Montréalais ont peut-être lancé la soirée avec Sleeping Operator (qui a donné son titre au plus récent album du groupe sans pourtant y apparaître), ils ont sans contredit garder la foule présente au Théâtre du Musée canadien de l'histoire bien réveillée jusqu'aux toutes dernières notes de leur prestation. Une foule bien éveillée, à l'écoute très attentive, participant à sa manière à la ferveur de la soirée, ici de hochements de tête bien sentis, là de mains marquant le rythme.

En fait, les Barr Brothers ont d'emblée fait littéralement plonger le public dans leur univers musical en s'accompagnant de chants de baleine texturés, sur cette pièce d'introduction inédite. Parce qu'un spectacle du groupe, c'est justement ça: des juxtapositions d'atmosphères tour à tour mâtinées de réconfortante tendresse et portées par une énergie des plus électrisantes. Autant de couches ambiantes, aux effluves de blues, de folk, de rock, de bluegrass, qui s'avèrent plus envoûtantes les unes que les autres.

Il s'avère particulièrement fascinant d'observer la harpiste Sarah Pagé à l'oeuvre, bien en selle derrière son instrument. La musicienne peut aussi bien rocker sur une pièce telle Deacon's Son que bercer les mouvances de l'âme sur Come In The Water ou encore sur la magnifique de sobriété How The Heroine Dies et ce, de toutes ses cordes, incluant ses vocalises de sirène.

Ses complices de scène ne sont toutefois pas en reste. Andrew Barr s'amuse de maillets et de fouets, voire d'une roue de vélo, sur sa batterie. Le chanteur Brad Barr change de guitares à qui mieux mieux, passant de la basse à l'acoustique, histoire d'appuyer les intentions de ses textes des bons accords. Quant à Joe Grass, il réussit à tirer de saisissantes sonorités en jouant d'un archet sur sa guitare pedal steel.

Car pour cette nouvelle tournée, la formation s'est transformée un brin. Parker Shper, plus discret aux claviers et percussions mais tout aussi efficaces, remplaçait Andres Vial vendredi au sein du noyau dur formé des frangins Barr et de Sarah Pagé. Elle s'est aussi agrandie à six musiciens pour élargir les horizons de son répertoire, lui ouvrir de nouvelles dimentions, ajoutant notamment la contrebasse de Morgan Moore à l'ensemble. Ainsi, ils puisent ensemble au plus récent opus, Sleeping Operator, de même qu'à la première galette éponyme, revisitant des titres comme Beggar In The Morning et Let There Be Horses.

Mais une prestation des Barr Brothers, ce sont également des moments d'intense communion entre les artistes et la foule, notamment grâce à des ponts musicaux aux effluves de blues qui s'étirent pour le plaisir de tous. Leur livraison de la pièce Half Crazy a d'ailleurs été saluée d'une chaleureuse ovation.

La foule venait de se soulever de nouveau, au moment d'écrire ses lignes, juste avant que le groupe entame ses rappels.

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