Mazza/Fortin, coéquipières du rire

Virginie Fortin et Mariana Mazza partageront la scène... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Virginie Fortin et Mariana Mazza partageront la scène de la salle Odyssée, demain.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Elles se sont rencontrées lors du Festival Juste pour rire, à Montréal, se sont croisées sur les scènes de stand-up, ont rigolé ensemble, ont commencé à se prendre au sérieux quand l'émission En route vers mon premier gala les propulse comme finalistes il y a deux ans. Trente autres humoristes étaient alors en lice. De buzz en buzz, de scènes confidentielles en festivals plus populaires, elles tentent de séduire un public de leur génération avide de nouvelles découvertes. «On a décidé d'unir nos forces et de partager l'affiche», résume avec franchise Virginie Fortin, du tandem Mazza/Fortin en spectacle à la salle Odyssée, demain soir. «En début de carrière, ça facilite la vie de tournée, précise Mariana Mazza. Seul, ça peut devenir paniquant par moments.»

Un duo? Pas vraiment. Les deux comédiennes ont surtout choisi de partager le même public: chacune bénéficie de sa demi-heure de one-woman show, à condition que «Mazza ne dépasse pas trop», grince sa coéquipière de planches programmée après l'entracte. À trois reprises seulement, elles se rejoignent en duo sur scène pour se donner la réplique. «Mazza essaie de me déranger, j'essaie de faire un spectacle».

Discorde orchestrée

En show, comme en entrevue, les deux humoristes jouent la chamaille. Et l'on s'y croirait presque! Mazza, en flamboyante grande gueule, jeans troués et tatouages au poignet, n'hésite pas à imiter l'entrée en scène de sa consoeur. Le débat chauffe entre les deux interviewées qui choisiront elles-mêmes leur sujet de discorde: «Est-ce qu'une fille jolie fera rire plus difficilement qu'une autre?». Virginie Fortin, elle, a plutôt opté pour la minijupe et le rouge à lèvres flash. «Je cherche à briser les stéréotypes», glisse-t-elle comme une justification injustifiable.

Les thèmes du spectacle, générationnels, sont piochés dans leur vie quotidienne, avec ses coups de chaud et d'humeur.

«Je marche, je pense à quelque chose, je l'écris dans mon cellulaire et je laisse la blague reposer. Mon chum est mon premier public», poursuit celle qui est aussi comédienne à l'émission SNL Québec. Quant à Mariana Mazza, elle a choisi de faire appel à un auteur et à un script éditeur dont le rôle consiste à peaufiner l'écriture préliminaire. «Être intéressant en parlant d'un sujet, c'est une chose; être drôle, c'en est une autre», résume-t-elle dans un débit hyperspeed. Sur scène, le résultat doit faire rire sans laisser le temps de dire ouf pour cette grande admiratrice de l'acteur américain George Carlin.

Virginie Fortin revendique la même influence, puis cite aussi André Sauvé. «J'aime la réflexion, l'humour au-delà de l'anecdote, quand ça sonne absurde. Mais le risque, c'est de devenir trop réfléchi et pas assez drôle.»

Du funambulisme avec, pour le spectateur à l'affût, l'assurance d'une chute: celle du sketch réussi qu'on encense ou celle du comique qui tombe à plat, qu'on oublie.

VOUS VOULEZ Y ALLER ?

Quand : Le 27 janvier, 20 h

Où : Maison de la culture de Gatineau

Renseignements : 819-243-2525 ; salleodyssee.ca

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