#Autopsie 2014: l'année locale sous le bistouri

Le quatuor David Thibodeau, Jean-Marc Dufresne, Martin Vanasse... (Courtoisie)

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Le quatuor David Thibodeau, Jean-Marc Dufresne, Martin Vanasse et Jean-Denis Scott préparent une revue de l'année humoristique à saveur locale. Leur #Autopsie2014 sera présentée au Théâtre de l'Île les 12 et 13 décembre.

Courtoisie

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Les animateurs et/ou chroniqueur radio-canadiens Jean-Denis Scott, David Thibodeau et Martin Vanasse, et leur complice d'Unique FM Jean-Marc Dufresne se transforment en chirurgiens - ou en médecins-légistes? - le temps d'élaborer leur toute première revue de l'année, #Autopsie 2014.

Ce retour humoristique sur l'actualité et livré devant lutrin, façon Zapartistes, mais à saveur plus régionale, prendra l'affiche au Théâtre de l'Île les 12 et 13 décembre.

«Victime de coupes, d'agressions, d'attentats et parfois de pure idiotie, [l'année 2014] rend son dernier souffle», mentionnent les animateurs, qui ne savent trop s'ils tenteront de la réanimer, ou s'il s'agit d'achever une moribonde.

Leur titre est précédé du dièse «mot-clef», histoire «d'être de son temps», mais aussi de «se moquer de cette tendance à vouloir mettre des hashtags partout» hors de la sphère gazouilleuse, y compris dans les conversations orales, mentionnent Martin Vanasse et Jean-Marc Dufresne. «Pour mettre la table» avant leur entrée en scène, «on a d'ailleurs un faux fil Twitter, qui diffusera une série de gags en 140 caractères» sur un écran, stipulent-ils.

L'équipe n'a guère d'expérience en humour, sauf David Thibodeau, diplômé de l'École nationale d'humour en tant qu'auteur, mais elle compense par une certaine expérience de la scène, que ce soit sur un plancher théâtral (Martin Vanasse), musical (Jean-Denis Scott) ou scolaire (tous).

C'est donc sans stress, du moins apparent, qu'ils feront les pitres pendant près d'une heure et quart au Théâtre de l'Île, inspirés formellement par la revue des Zapartistes et l'émission À la semaine prochaine. En «moins éditoralistes et engagés que les Zapartistes», soumet Martin Vanasse.

La directrice des lieux, Sylvie Dufour, leur a donné «carte blanche», pour disséquer l'actualité «principalement» locale, mais aussi nationale et internationale. Aucun sujet n'est tabou. Pas même les coupes à répétitions dans plusieurs médias, qui n'ont pas épargné Ici Radio-Canada.

Marcher sur un fil

Lorsqu'on mentionne le «devoir de réserve» associé à leurs fonctions journalistiques, David Thibodeau, qui réalise en semaine des émissions d'information mais devient chroniqueur humoristique aux Divines tentations la fin de semaine, se dépêche d'attraper la balle au bond.

«Ce double chapeau n'existe probablement que dans mon cas, car je suis le seul permanent - Jean-Denis fait de l'humour en tant que pigiste et Martin est contractuel. J'ai rencontré mes patrons : ils m'ont dit qu'ils me faisaient confiance, même s'ils ont chaud, parfois, parce que je marche sur la ligne» tracée par les normes et pratiques radio-canadiennes, «qui m'empêchent d'aller à gauche et à droite».

Dans le cadre de #Autopsie 2014, il préfère se garder «une petite gêne sur les jokes visant son employeur.

«C'est moi qui les récupère!» tranche M. Dufresne. Qui, «à l'inverse», se fait «plus discret» lorsque la bande s'attaque à son employeur. Marc Laurendeau, des Cyniques, se permettait de passer de l'information à l'humour, rappelle-t-il, avant de mentionner que «les gens font la part des choses».

Un spectacle d'humour qui traite d'actualité «est un peu une expérience anthropologique», analyse M. Thibodeau. «Ce qu'on renvoie, dans les gags d'Autopsie, c'est tout ce qu'on lit, écoute, regarde. Je crois donc que c'est l'opinion publique qui transparaît, beaucoup plus que l'opinion de l'un ou de l'autre.»

Ses comparses opinent. «Quand je rédige un gag, il est rarement le reflet de mon opinion. Je me [concentre] plutôt sur son fonctionnement, sa mécanique», appuie M. Dufresne.

Au départ, ils souhaitaient s'aligner sur la formule du Théâtre du Rideau Vert, mais, faute de temps, «on n'est pas allés dans les sketches, les perruques, les costumes», dit M. Vanasse.

Grâce à Jean-Denis Scott, quelques chansons leur ont toutefois permis de traiter des sujets qui prêtaient plus difficilement au sourire, mais qui demeuraient «incontournables», comme l'État islamique, la violence faite aux femmes ou les événements meurtriers d'octobre sur la Colline parlementaire. «On a ainsi pu jouer sur les sentiments, plutôt que sur les mots.» Marie-Claude Guay ajoutera sa voix à la leur au moment de pousser la note.

Le spectacle comporte aussi des capsules vidéos signées Dominic Faucher. Et des «gags juvéniles, parce qu'on a 17 ans, à quatre», prévient David Thibodeau.

Pour y aller >

  • OÙ? Théâtre de l'Île
  • QUAND? 12 et 13 décembre, 20h
  • RENSEIGNEMENTS: 819-243-8000 ; www.ovation.qc.ca
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