Florence K, la voix en équilibre sur un bonheur redéfini

Florence K.... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Florence K.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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À l'autre bout du fil, le ton de Florence K est clair et pimpant. Car si elle vient chanter les titres de I'm Leaving You, salle Odyssée, vendredi soir, c'est forte d'une sérénité qu'elle acquiert une journée à la fois depuis la dépression qui a profondément changé son mode de vie.

Trois ans et un album «libérateur» plus tard, entourée de quatre musiciens, la trentenaire continue de remettre ce qui lui est arrivé en perspective avec humour et portée par le sens du rythme latin qu'on lui connaît.

Et de faire entendre une voix en équilibre sur sa notion du bonheur, qu'elle se «donne maintenant le droit de ne pas nécessairement ressentir tout le temps».

«Déjà, à l'écriture et à la composition des pièces de I'm Leaving You, je n'avais pas envie de stagner dans des élans de mélancolie, voire dépressifs, parce que j'étais rendue ailleurs. J'avais besoin de revenir sur les émotions que j'avais traversées, certes, en les regroupant autour d'un thème auquel tout le monde pouvait se raccrocher, soit une rupture amoureuse, et en les teintant surtout des couleurs vibrantes du jazz, du blues, de la pop,etc.», raconte l'auteure, compositrice et interprète.

«C'était d'autant plus important que je savais que j'allais tourner avec ces pièces pendant un bon bout de temps!» renchérit celle qui, dans les minutes précédant l'entrevue oeuvrait à réserver les services d'un groupe de mariachis pour faire une surprise à son nouvel amoureux.

Au-delà de la musique

La femme voulait «aller vers la lumière». Une lumière qu'elle touche aujourd'hui par la musique, bien sûr, mais aussi par des études à temps partiel en psychologie «pour mieux comprendre ce que j'ai vécu et pouvoir aider les autres à briser les tabous entourant encore la dépression», ainsi que par la pratique du yoga.

«J'apprends à me nourrir à d'autres sources que la musique seule. Plus jeune, je partais en voyage, avec mon sac à dos, pendant des semaines. En tant que mère monoparentale, je ne peux plus me permettre de faire ça. Je peux toutefois me donner les moyens de ne pas rechuter, de cerner mes limites autrement.»

Ce travail sur elle-même que Florence K a entrepris se ressent non seulement dans les deux nouvelles chansons qu'elle fera découvrir au public gatinois (dont Never Go Back Again) ou encore les nouveaux arrangements de Vol de nuit et Las calles del sur, mais également jusque dans sa manière de se présenter au micro.

«Le yoga m'a notamment appris à mieux respirer. Je suis maintenant capable de jouer du piano et de chanter pendant deuxheures sans me sentir essoufflée et sans boire, par exemple. Je suis donc plus en contrôle de mon propre instrument, même si je n'aurai jamais une voix pour pousser et tenir des notes longues», soutient celle qui a retrouvé le «pur plaisir» de monter sur une scène et de chanter pour les gens.

POUR Y ALLER :

OÙ ? Maison de la culture de Gatineau

QUAND ? Le 5 décembre, 20 h

RENSEIGNEMENTS ? 819-243-2525; salleodyssee.ca

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