Le temps des reprises

Daniel Lavoie offrira une formule plus simple et... (Photo: Charles Laberge, collaboration spéciale)

Agrandir

Daniel Lavoie offrira une formule plus simple et plus intime jeudi et vendredi soirs, avec trois musiciens sur scène pour l'accompagner.

Photo: Charles Laberge, collaboration spéciale

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est l'incontournable spectacle de fin d'année, et tous les ans, on se demande si la crise n'a pas ralenti les ardeurs. Il n'en est rien. Les maisons sont toujours surchargées de guirlandes ou de pères Noël gonflables. Dans les jardins, les rennes lumineux remuent la tête. Tous les centres commerciaux ont recruté leur brigade de Santa.

La tradition n'épargne pas les théâtres, qui, dès le 1erdécembre venu, se mettent au diapason en programmant illico des concerts de Noël. «Oh non, pas moi! Je laisse ça aux autres», s'exclame Daniel Lavoie, sans égard pour la tradition. Il sera pourtant en concert les 4 (salle Jean-Despréz) et 5 décembre (Studio du CNA) à Gatineau et Ottawa. Pile dans les plates-bandes des spectacles estampillés «temps des Fêtes»!

«De toute façon, j'ai toujours refusé d'embarquer dans le gros cirque de Noël», soutient-il. En quarante ans de carrière, à peine un petit duo avec Garou sur l'album collectif Noël ensemble (2000); encore faut-il mentionner un autre disque de circonstance, Si Noël chante, avec Robert Charlebois et Ferland (2012) et quelques concerts bénéfices de Noël avec l'orchestre symphonique de Longueuil l'an dernier. Pas de quoi fouetter un renne...

De Lavoie à l'épure

Extrait de toutes les périodes de sa carrière, ce florilège de compositions enregistrées dans son dernier disque J'écoute la radio (2011) et interprétées d'une voix nimbée de la sagesse qu'apporte la maturité, incluent trop de sommets pour n'en énumérer qu'un seul.

On les retrouvera lors des deux concerts présentés à guichets fermés la semaine prochaine. La fin d'une «tournette», selon l'expression du chanteur. En langage «Lavoyen» enrichi de néologismes et de mots-valises, cela désigne les deux dernières prestations d'une série de spectacles en «petites» salles, entamée en octobre et qui devrait s'achever à la fin de l'année. «Une tournée post-tournée des grands théâtres», résume le chanteur qui avait déjà foulé les planches de la salle Odyssée en 2012 avec le même répertoire.

Jeudi et vendredi soirs, ce ne sont pas cinq musiciens mais trois seulement qui l'accompagneront sur scène pour défendre ses grands succès selon une formule «plus simple, plus intime et plus acoustique».

Cette réduction du personnel - propice aux moyens techniques et financiers des salles plus confidentielles - a requis le réarrangement des compositions. Une énième fois, pourrait-on ajouter, car ces titres avaient déjà été remaniés pour l'enregistrement de l'album, puis adaptés à la scène en vue de la première série de concerts.

«Une chanson est une matière vivante qui si tient prête à toutes les transformations», renchérit l'auteur, compositeur et interprète. Entouré donc d'une formation adaptée aux vicissitudes de la route, Daniel Lavoie promet ainsi un concert minimaliste et intime.

Aux antipodes, donc, de sa dernière prestation à Ottawa à l'occasion de la Fête du Canada cet été. «Plutôt qu'un concert, une apparition dans un chaos spectaculaire», nuance Daniel Lavoie, avouant cependant qu'il s'agit-là «de l'un des trois spectacles les plus payants de l'année».

«De nos jours, faire sortir les gens de chez eux devient de plus en plus difficile,» déplore-t-il. Reste à parier sur la magie de Noël pour rehausser l'enchantement partagé de ces deux nouvelles rencontres.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer