Cathy Gauthier «passe à la confesse»

Avec Pas trop catholique, Cathy Gauthier espère bien se débarrasser... (Yan Doublet, Le Soleil)

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Avec Pas trop catholique, Cathy Gauthier espère bien se débarrasser de son étiquette de «gros bûcheron pas de classe» qui la désole.

Yan Doublet, Le Soleil

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Un mélange d'humour et de religion, le troisième one-woman-show de Cathy Gauthier? Pas du tout. Si l'humoriste se laisse bien aller à quelques «confessions», ce nouveau spectacle - malgré son titre, Pas trop catholique - est plutôt «un mélange d'humour et de kung-fu», note l'Abitibienne, en référence à la vitesse d'exécution de ses punches.

«Pas de temps mort», avertit-elle à l'attention des ouailles qui ont prévu d'assister à cette homélie scénique, prévue jeudi à la Salle Odyssée - ce que son débit ne dément pas, au téléphone. Ses blagues, elles les enfilera à la vitesse d'un Frère Untel égrenant son chapelet. Avec insolence, «énergie et dynamisme». Mais sans abuser des sacres, ce qui constitue la grande nouveauté de son personnage, qui s'est «assagi».

Lors de sa première communion avec le public, 100 % Vache Folle, en 2005, «j'avais un style brut. Cette fois, c'est moins gras ; j'ai sablé les bouttes rough de mon humour sauvage». Elle a toutefois gardé sa «franchise», son «authenticité», et est convaincue d'être tout aussi percutante.

D'ailleurs, le seul numéro qui devait porter sur la religion a été coupé durant le rodage. «Je me suis rendue compte à quel point la religion restait un sujet tabou au Québec. Dans mon premier spectacle, j'ai fait des blagues de pédophiles qui passaient beaucoup mieux», note Cathy Gauthier, qui, parce qu'elle se range elle-même dans la catégorie des «personnes croyantes» et des «bons citoyens qui ont peur de faire peur à Jésus», ne souhaite «pas trop rire de la religion, ni trop [s]e mouiller».

Le vocabulaire ecclésiastique se contentera donc d'être visuel, avec une scénographie «suggérant un immense confessionnal, sans que ce soit surligné».

À l'intérieur duquel Cathy Gauthier fera déferler ses souvenirs, confiera sa «jalousie maladive» et sa «hantise des spas», et partagera toute la honte, l'impatience ou l'irritation qui la dévorent face à sa belle-famille, aux épicuriens, aux émissions de cuisine, et à certains énergumènes venus se confesser devant ce «prêtre du petit écran» qu'est devenu Denis Lévesque.

Les émissions de télé lui servent à faire des liens, dit-elle en confiant sa «dépendance» au poste: «Je regarde 70h de télé par semaine. Je pourrais prendre la job d'Hugo Dumas», le chroniqueur de La Presse.

Par ce show, l'Abitibienne espère bien se débarrasser de son étiquette de «gros bûcheron pas de classe» qui la désole. «Ça m'énerve, même si je dois reconnaître que j'ai fait ma marque avec ça.»

«Si j'avais porté un costume, tout le monde aurait compris qu'il s'agissait d'un personnage. Au début, j'en portais, des perruques et des bourrures, comme Rateau de Jean-Michel Anctil, mais j'ai progressivement tout enlevé, faute de place [sur scène], et j'ai simplement continué de parler avec la bouche croche. Au point que c'est devenu un tic. Ma face de Jean Chrétien est devenue mon personnage.»

Son metteur en scène Rémi Bellerive la surveille. Et lui fait reprendre ses scènes «dès qu'il voit se pointer la bouche du bûcheron».

Pour y aller >

  • OÙ? Maison de la culture
  • QUAND? 4 décembre, 20h
  • RENSEIGNEMENTS: 819-243-2525 ; www.salleodyssee.ca
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