Le retour de Martin «Phil Collins» Levac

Le rêve le plus fou de Martin Levac... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le rêve le plus fou de Martin Levac serait de prendre un jour la place de Phil Collilns - qui a annoncé sa retraite en 2011 pour des raisons de santé - à l'occasion d'une tournée de retrouvailles de Genesis.

Étienne Ranger, LeDroit

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Martin Levac se rase invariablement le coco. Le Québécois prend ensuite l'accent londonien. Puis enfourche sa batterie - montée à l'envers, pour gaucher, alors qu'il est droitier. Et disparaît derrière «Phil Collins»... que M. Levac incarnera à nouveau au Théâtre du Casino de Lac-Leamy, vendredi et samedi, à l'occasion du spectacle à grand déploiement Dance Into the Light, un pot-pourri de deux heures où défilent les plus grands succès du chanteur britannique.

«C'est un exercice de copier-coller, à la virgule près», avertit M. Levac, qui ne se lasse pas de reprendre cette «pop de grande qualité... qui demeure un défi pour chacun des huit musiciens».

Outre le travail d'interprétation vocale, il y a un tout un travail de comédien pour «rendre le plus fidèlement possible» la présence et le jeu de baguettes de M. Collins, explique le Québécois, qui a passé des centaines d'heures à visionner des bandes vidéo de l'artiste pour saisir toutes les mimiques, «calquer la gestuelle et l'accent» de celui qui fut son idole d'adolescence.

L'admirateur a rencontré M. Collins à quatre reprises depuis 2002, époque où il a embarqué, aux drums, dans l'aventure de The Musical Box, un groupe hommage à Genesis.

«C'est quelqu'un de généreux et casual [simple], qui m'a toujours considéré comme un musicien avant tout, pas comme quelqu'un qui cherchait à le copier. Il a reconnu tout le travail de comédien, et m'a manifesté son appréciation».

Et son approbation. M. Levac est le seul personnificateur officiellement approuvé par Phil Collins.

«J'ai une lettre qui m'autorise à utiliser le nom Phil Collins, tout son matériel et même ses pochettes d'album, que je reprends avec ma face dessus.»

«Je ne me prends pas pour lui, je veux vivre la mienne, de vie», précise-t-il toutefois. «Je continue d'alimenter un autre canal créatif» en marge de ses hommages à Collins ou à Genesis, exprime ce musicien «fan de Motown, de blues, de jazz autant que de classique», qui a sorti trois disques à titre d'auteur-compositeur-interprète et a une dizaine de chansons en chantier pour un futur album.

Mais la carrière à son nom, le chanteur ne s'y consacre qu'à temps perdu, accaparé depuis 2009 par les tournées de Dance Into the Light (spectacle dont il est aussi producteur, et qui a été vu par plus de 100000 personnes) mais aussi par son projet A Visible Jazz Touch of Genesis (une formation au sein de laquelle Martin - et non Phil - propose ses propres arrangements jazz tout en égrenant les anecdotes au sujet de Collins et de son supergroupe), sans oublier quelques concerts (chant et batterie) donnés dans le Middle West au côté de l'ex-principal guitariste de Genesis, Daryl Stuermer, lorsque ce dernier a échafaudé en 2009 le projet Genesis Rewired.

Le rêve le plus fou de Martin Levac serait de prendre un jour la place Phil Collins - qui a annoncé sa retraite en 2011, après avoir perdu les terminaisons nerveuses de plusieurs doigts et une partie de son ouïe, dans la foulée de problèmes aux vertèbres cervicales - à l'occasion d'une tournée de retrouvailles de Genesis. «Je n'ai pas fait tout ça dans ce but-là, précise-t-il, mais c'est sûr que ce serait une belle façon de boucler la boucle...»

POUR Y ALLER : 

OÙ? Théâtre du Casino du Lac-Leamy

QUAND? Les 28 et 29 novembre, 20h

RENSEIGNEMENTS? 1-877-977-7970; www.ticketmaster.ca

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