Dans l'univers de Salomé Leclerc

«Pas question de rester à la même place!»... (Archives, La Presse)

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«Pas question de rester à la même place!» clame haut et fort Salomé Leclerc, qui présentera son nouvel univers au CNA, demain soir.

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Salomé Leclerc n'a sûrement pas choisi de faire de la musique parce qu'elle aime la routine. Au contraire: avec les ambiances électroacoustiques de sa deuxième galette, 27 fois l'aurore, celle qui a eu... 27 ans le 27 avril dernier a changé de cap et pris ses distances des sonorités folk de Sous les arbres. Pas pour renier ce qu'elle avait fait auparavant, mais bien pour aller voir ailleurs si elle y était. Pour voir ce que l'aurore, jumelée à sa voix et à son jeu de doigts sur sa guitare, pourrait laisser poindre comme nouvelles pièces.

«Pas question de rester à la même place!» clame haut et fort l'auteure-compositrice-interprète, qui présentera son nouvel univers à la Quatrième Salle du Centre national des arts, demain soir.

«J'avais envie de plus de claviers, pour ce nouvel album. Pour moi, l'exploration est essentielle, d'autant que c'est la musique qui guide mon écriture, plus souvent qu'autrement, renchérit-elle. J'étais consciente que 27 fois l'aurore était moins 'chanson', mais c'est rassurant de réaliser que non seulement les gens m'ont suivie dans l'aventure, mais aussi que mon public rajeunit: je chante de plus en plus pour ma génération.»

Salomé Leclerc s'est donc détachée du folk de Sous les arbres pour se «mettre à jour». Mais aussi pour faire exploser la structure traditionnelle d'une chanson, ici en remplaçant un refrain par un passage instrumental (L'icône du naufrage), et là en proposant une mélodie à deux petits couplets seulement (Attendre la fin).

«Attendre la fin est sortie comme ça. Avant, j'aurais eu le réflexe de la retravailler pour la faire correspondre à l'idée qu'on a tous d'une chanson, c'est-à-dire couplets/refrain, raconte-t-elle. Cette fois, je me suis dit: 'Pourquoi pas!' Je me suis permis une structure plus décousue.»

Pour y parvenir, elle a pu compter sur la présence et «l'écoute musicale» de Philippe Brault, qui avait pris la route avec elle lors de sa première tournée et avec qui elle a coréalisé 27 fois l'aurore dans la foulée. Tout comme elle a puisé des idées en tendant l'oreille à ce que d'autres font. Pour les mélodies, Salomé Leclerc écoute de la musique anglophone: Alt-J, Atoms For Peace, Beach House. «J'écoute des Québécois pour les textes», mentionne-t-elle, citant Alexandre Désilets, Chloé Lacasse, Philippe B. ou encore la formation Avec pas d'casque parmi ses influences.

Salomé Leclerc, qui sera entourée de Philippe Brault, José Major et Benoît Rocheleau sur scène pour le spectacle de demain, voudrait «avoir la chance de tourner aussi longtemps» avec 27 fois l'aurore qu'avec Sous les arbres, ici comme en France, où elle espère retourner l'été prochain, maintenant que son plus récent album y est aussi disponible.

Elle ne cache d'ailleurs pas avoir repris le chemin de la création. «J'ai recommencé à écrire dernièrement. Je ne sais pas encore si c'est bon, mais je sais déjà que ça ne sonne pas ni comme le premier, ni comme le deuxième album», dit-elle, d'un ton réjoui.

Et si Salomé Leclerc a «mis le pied dans la porte» de l'autre côté de la vitre en studio, en tant que coréalisatrice, c'est parce qu'elle entend bien récidiver «à 50 ou 100%» pour sa troisième offrande, voire parce qu'elle aspire à réaliser l'album d'un autre artiste, histoire d'«élargir [ses] propres horizons créatifs».

POUR Y ALLER :

OÙ? Quatrième Salle du Centre national des arts

QUAND? Le 27 novembre, 19h30

RENSEIGNEMENTS? Billetterie du CNA, 613-947-7000; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787

OÙ? Salle Jean-Despréz

QUAND? Le 29 janvier, 20 h

RENSEIGNEMENTS? 819-243-8000; ovation.qc.ca

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