Le Théâtre du Village d'Orléans prépare son 30e anniversaire

La distribution d'Arsenic : Pierrette Boisvert, Glady's Roque,... (Photo de courtoisie, Théâtre du Village d'Orléans)

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La distribution d'Arsenic : Pierrette Boisvert, Glady's Roque, Martin Vanasse, Serge Paquette, Amélie Gingras, Pierre Labelle, Alton Legault, Richard Gratton, François Lalonde, Denis Cousineau, Richard Chartrand et Robert Joly.

Photo de courtoisie, Théâtre du Village d'Orléans

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La troupe du Théâtre du Village d'Orléans retricote Arsenic et vieilles dentelles, « comédie meurtre-mystère » mise en scène par Francis Leblanc, au Centre des arts Shenkman, cette semaine.

Ce classique de Joseph Kesselring marquera les 30 ans d'existence de ce collectif théâtral communautaire... dont le 30e anniversaire sera toutefois célébré l'an prochain, pour concorder avec sa véritable date de création et de baptême, en 1985.

L'aventure a commencé par une production du Théâtre de la Vieille 17, Les murs de nos villages, montée Marcus Carbonneau, alors professeur à l'école secondaire Garneau, en 1984, sous l'égide du Théâtre Le Cabano (l'ancêtre de Vox Théâtre). Pour cet exercice de création collective, l'enseignant réunit une trentaine de citoyens acteurs et actrices, dont plusieurs de ses élèves.

Il cofondera l'année suivante le Théâtre du Village avec Pierrette Boisvert, qui assure la présidence de l'organisme depuis.

« Au départ, le Théâtre du Village était un peu un tremplin pour les étudiants qui sortaient du département de théâtre », explique celle qui, dans Arsenic et vieilles dentelles, jouera Dorothée, l'une des deux soeurs Brewster, propriétaires d'une pension huppée. Le journaliste radio-canadien Martin Vanasse campera leur jeune neveu, venu enquêter sur les mystérieuses disparitions des pensionnaires.

Profitant aujourd'hui de la « stabilité » de ses bénévoles, le Théâtre du Village préfère faire appel « à des gens qui ont une certaine expérience » des planches ou de l'encadrement technique. Mais l'équipe continue à susciter les vocations en offrant chaque année une matinée scolaire.

Depuis ses débuts, la troupe a accueilli de nombreuses têtes connues : Mme Boisvert cite André Perrier, Richard Léger et l'actuelle directrice artistique du Théâtre de l'Île, Sylvie Dufour. Le jeune François Ouimet - qui signe Huit Femmes, présentement à l'affiche à Gatineau - s'est attaqué à Obaldia, l'an dernier au Village.

Des ponts se sont tissés avec Buckingham et le Théâtre de l'Escapade. Des liens privilégiés existent aussi avec la troupe communautaire du Rendez-vous des aînés francophones d'Ottawa. Et la troupe orléanaise ne rate pas une occasion de participer au festival de théâtre communautaire organisé par Théâtre Action, rappelle Mme Boisvert.

Dès 1985, l'équipe s'installe dans les locaux appartenant au Mouvement d'implication francophone de l'Ontario, qui vient lui aussi de voir le jour - et qui demeure à ce jour un allié indéfectible, assure la présidente. Incorporée en 1991, la troupe accède au Théâtre Richcraft dès 2008. En trois décennies, le Théâtre du Village aura présenté près de 40 pièces, comiques ou pas du tout, se frottant tant à Agatha Christie, Ira Levin ou Gogol qu'à Félix Leclerc, Denis Bouchard et Michel Tremblay... pour lequel Mme Boisvert s'est elle-même frottée à la mise en scène.

En 40 pièces, la troupe a signé une poignée de créations originales et a touché à la comédie musicale, notamment en reprenant Banlieue, de Vox. Le dramaturge ontarien Michel Ouellette leur a offert deux pièces, Madeleine d'Orléans, présentée en 1999, et Devoir d'histoire, en 2010, qui n'ont jamais été jouées ailleurs, avance fièrement la présidente.

« Nous n'avons pas de direction artistique à proprement parler. L'objectif, c'est de trouver des textes [intéressants] permettant de faire jouer le plus de monde possible », concède-t-elle.

Les comédies recueillant davantage la faveur du public, c'est cette carte que privilégie désormais le Théâtre du Village. 

« Ce qu'on offre est léger, mais ce n'est pas du simple 'théâtre d'été'... On essaie de proposer des choses qui ont une certaine substance » sous le vernis comique, expose Pierrette Boisvert.

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