Once, un Broadway pas comme les autres

Dans la famille des spectacles Broadway, Once fait figure à... (Courtoisie)

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Dans la famille des spectacles Broadway, Once fait figure à part. La pièce ne cherche pas à en mettre plein la vue, mais joue plutôt la carte de la sobriété, de la proximité avec la salle.

Courtoisie

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Combien sont-elles, ces superproductions made in Broadway, capables d'inviter le public à monter sur scène avant même que le spectacle ait commencé? Il y en a au moins une, Once, qui peut se targuer de briser le quatrième mur avant le lever du rideau. Sur le plateau, un bar animé par des musiciens attend que les spectateurs viennent y prendre un verre.

«Ce n'est pas toujours évident de faire monter les gens sur scène, concède l'actrice, chanteuse et musicienne Donna Garner. Mais c'est l'occasion pour eux de nous voir jouer de près, d'instaurer une atmosphère chaleureuse.»

Dans la famille des spectacles Broadway, Once fait figure à part. La pièce, à l'affiche du Centre national des arts du 21 au 26 octobre, ne cherche pas à en mettre plein la vue par des artifices scénographiques, mais joue plutôt la carte de la sobriété, de la proximité avec la salle. L'intrigue se concentre sur l'essentiel: une histoire d'amour, un rêve partagé, de la (bonne) musique. Once a d'ailleurs remporté huit Tony Awards et le prix Grammy du meilleur album de musique de théâtre, en 2013.

La pièce version Broadway a été créée cinq ans après la sortie du film musical de John Carney dont elle s'inspire. Le cinéaste irlandais rêvait de rendre hommage aux grands maîtres de la comédie musicale de l'âge d'or hollywoodien. Il imagine l'histoire d'amour entre un guitariste et une pianiste d'origine tchèque. La passion de la musique réunit ces deux jeunes solitaires à Dublin. Ils ont tous deux connu des échecs sentimentaux. Ils feront un bout de chemin ensemble jusqu'à un studio d'enregistrement loué à la journée où un album finira par naître.

«Les personnages cherchent à réaliser leurs rêves, qu'il s'agisse d'enregistrer un album ou de retrouver l'amour, analyse Donna Garner. Quant à la fin de l'histoire, elle est complètement inattendue, elle ne répond pas du tout aux schémas hollywoodiens.»

Le rêve américain

L'actrice ontarienne fait partie des douze acteurs/chanteurs/musiciens de la distribution. Elle interprète Baruška, la mère de l'héroïne pianiste d'origine tchèque. «Baruška représente la matriarche, celle qui veille au bonheur des autres, présente-t-elle. Fière et forte à la fois, elle sait devenir tendre ou sévère quand il faut l'être.»

Pour interpréter le rôle et réussir les trois auditions requises, Donna Garner a dû s'atteler à l'apprentissage de l'accordéon. «Il fallait être capable de jouer, chanter et bouger en même temps, une combinaison qui n'a rien d'évident!» Son accent tchèque sera peaufiné grâce à un coach spécialisé. L'actrice découvre ainsi les avantages de travailler au sein d'une production de grande ampleur et le rythme effréné des tournées nord-américaines.

«Nous nous sommes produits six semaines à Toronto l'hiver dernier, nous revenons cette fois à Ottawa». En faisant le calcul, Donna Garner n'a pas vécu souvent chez elle. «Je suis chanceuse de faire partie d'une telle production mais je dois avouer que le Canada me manque», confie-t-elle en espérant que d'autres dates canadiennes se rajouteront prochainement.

Pour y aller >

  • OÙ? Centre national des arts
  • QUAND? Du 21 au 26 octobre
  • RENSEIGNEMENTS: 1-888-991-2787 ; www.ticketmaster.ca
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