Escapade en villes imaginaires

Olivier Ducas signe le texte et la mise... (Olivier Pontbriand, Archives La Presse)

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Olivier Ducas signe le texte et la mise en scène, en plus de jouer à l'interprète dans la pièce Villes. Collection particulière.

Olivier Pontbriand, Archives La Presse

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Nul besoin de prendre l'avion pour voyager. Le Théâtre de la Pire Espèce vous offre jusqu'à demain une escapade en première classe dans des villes imaginaires, là où se côtoient le rêve, le rire, la réflexion, le ravissement, sans oublier la folie créatrice d'Oliver Ducas et de Julie Vallée-Léger.

Le Théâtre du Trillium accueille, ces jours-ci, Villes. Collection particulière, la plus récente création de cette compagnie à qui l'on doit l'inoubliable et le joyeusement déjanté Ubu sur la table, créé en 1998, et qui a su séduire tous les publics en Amérique et en Europe.

La pièce est inspirée du roman d'Italo Calvino, Les villes invisibles, dans lequel l'auteur et le philosophe italien, mort en 1985, dépeint, à partir des récits de voyage de Marco Polo, le portait d'une cinquantaine de villes imaginaires.

Olivier Ducas, qui signe le texte et la mise en scène, en plus de jouer à l'interprète, s'est constitué une collection d'une vingtaine de cités qu'il a classées en diverses catégories: villes de sable, villes monstres, villes fantôme, pour ne nommer que celles-là. Tel un magicien, véritable ceinture noire du pouvoir d'évocation, il nous transporte d'un ailleurs à l'autre en manipulant, sous la lentille d'une camera vidéo, des objets du quotidien qui, projetés sur un grand écran, s'incrustent dans notre esprit, invitant notre imagination à le suivre au fil de ses pérégrinations.

De ces objets hétéroclites brillamment conçus par la scénographe Julie Vallée-Léger, les villes émergent et nous racontent leur histoire, une histoire qui pourrait être la nôtre ou celle de l'autre. Déportation, colonisation, ghettoïsation, métissage ou développement sauvage sont autant de thèmes qu'effleure avec intelligence et inventivité Olivier Ducas en habile narrateur et faiseur d'images qu'il est.

Le tout - d'une simplicité désarmante, mais derrière lequel on soupçonne un long travail de recherche - est superbement enrobé des éclairages de Thomas Godefroid et des sons de Nicolas Letarte. Le voyage citadin d'Oliver Ducas offre une multitude de perspectives sur le monde qui nous entoure, nous interrogeant sur notre place dans la cité et nos rapports humains, suscitant en nous toute une gamme de sentiments, de la colère à la tristesse, en passant par l'impuissance et l'émerveillement.

Ici, impossible d'identifier à quel endroit se situent les villes, à quel moment dans l'histoire elles s'inscrivent ou, encore, la langue qui unit ses habitants. Un seul dénominateur commun, leur nom: elles portent toutes le nom d'une femme, comme celle qu'aurait peut-être voulu rencontrer Olivier Ducas sur son chemin, à la découverte de mémorables fantaisies urbaines. Un chemin que les spectateurs de la région auront un plaisir fou à emprunter.

POUR Y ALLER :

OÙ ? École secondaire publique De La Salle

QUAND ? demain, 19 h 30

INFOS ? 613-241-2727, poste 1 ; nouvellescene.com

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