La première étoile à Diane Dufresne

Diane Dufresne et les Violons du Roy: de... (Simon-Séguin Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Diane Dufresne et les Violons du Roy: de beaux arrangements, et un pari gagné.

Simon-Séguin Bertrand, LeDroit

Partager

Maud Cucchi
Maud Cucchi
Le Droit

Diane Dufresne entourée des Violons du Roy, voilà le cadeau que s'est offert le Théâtre du Casino du Lac-Leamy, samedi soir dernier, pour célébrer la nouvelle programmation hivernale. Le concert ou le match d'ouverture du Canadien après la disette du lock-out? Le choix a du être cornélien pour certains, au vu des écrans qui s'allumèrent sporadiquement entre les rangées de spectateurs pendant la prestation...

«Vous auriez pu rester chez vous à regarder la télé, mais vous êtes présents», a lancé Diane Dufresne, plus pour introduire son Hymne à la beauté du monde, que pour réprimander les amateurs inconditionnels de hockey qui ne pouvaient s'empêcher de tapoter sur leurs téléphones. 1-0 pour l'artiste...

De beaux arrangements, et un pari gagné - ses propres chansons mélangées à des reprises, du Dernier Aveu de Catherine Lara à deux titres signés Michel Jonasz, de Zazie à la superbe Les coeurs tendres de Brel malgré une voix «plus grave» en fin de tournée: le solde est positif.

La soirée a débuté sur les accords de la monumentale Madame rêve, de Bashung, pour un résultat fort plaisant en dépit du risque encouru. La chanteuse s'est lancée à l'assaut de cette célébration du plaisir féminin, hors scène, lui conférant une rugosité toute personnelle.

Quand elle apparaît enfin, c'est tout de plumes et de crinoline savamment juxtaposées qu'elle fait son entrée, majestueusement loufoque de la tête aux pieds, avant d'envoyer sa bénédiction aux premières rangées et de chevaucher magistralement les envolées de l'orchestre à cordes sur Partager les anges.

Sur scène, elle peut s'appuyer sur ceux qu'elle nomme ses «très chers», au sens propre comme au figuré: le pianiste Olivier Godin, pour aérer l'orchestration classique des Violons, mais aussi Simon Leclerc précis et imperturbable à la direction artistique. Son travail a tourné ici un peu au procédé: langueur mahlérienne sur les slows romantiques, envolées de cordes sur les tempos plus rapides. Les plus entraînantes Je suis un homme, de Zazie, et Oxygène lui ont valu tous les honneurs applaudis du public.

Plus de détails dans LeDroit du 21 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer