Les Zapartistes s'amusent

Les Zapartistes ont «revu» l'année 2012 à leur... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Les Zapartistes ont «revu» l'année 2012 à leur manière, hier soir, à la Maison de la culture.

Étienne Ranger, LeDroit

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Pour démarrer 2013 l'âme sereine, les Zapartistes ont fait le ménage dans les dossiers et les casseroles de l'année précédente en procédant à leur traditionnel coup de balai satirique sur l'actualité politique nationale récente, hier, à la Maison de la culture de Gatineau.

Dans le pur esprit de cette tradition cinglante établie depuis 10 ans, où l'on montre les dents, surtout les canines, derrière le sourire, et l'on alterne entre monologues, sketches et chansons clins d'oeil (à Beau Dommage, Star Académie ou les Muppets), la revue de l'année Zap2012 a commencé par dire bye-bye en musique à plusieurs têtes cravatées qui, à force d'accumuler les bourdes ou sanctionnées par des élections, ont quitté leurs fonctions publiques.

Secondés de trois musiciens dynamiques, les Zapartistes se sont ensuite offert une chorégraphie parodique de Gangnam Style, de PSY, ont décliné leur Top 10 des pires citations de 2012» dont le «je suis pantoite» proféré par une Line Beauchamp déconfite avant d'évoquer «l'événement marquant»: la crise étudiante qui a accaparé les manchettes au Québec pendant des mois. Elle servira de leit motiv au spectacle, tandis que les Zapartistes, inépuisables, naviguent entre la grogne des universitaires et le bruit des casseroles, entre les rouspétances exacerbées de certains chroniqueurs et le silence assourdissant de la majorité silencieuse, entre la désobéissance civile et la loi 78 venue la museler, n'épargnant aucun des acteurs du conflit social, pas même les leaders du printemps érable, bien qu'ils en épousent manifestement la cause.

Marionnette en main, perruque sur la tête, ou défilant derrière leurs lutrins sans autres artifices que leur voix, leurs accents et leur gestuelle habilement transformés, Vincent Bolduc, Jean-François Nadeau, François Patenaude, Brigitte Poupart et Christian Vanasse s'enfouissent donc dans le bunker d'où Jean Batailleur Charest et ses stratèges libéraux personnifiés par les humoristes qui jubilent à peine plus discrètement que lorsqu'ils singeaient MmeBeauchamp et «la mante religieuse» Michelle Courchesne, ce qu'ils ont régulièrement fait cette année à l'invitation de la CLASSE tentent de gérer une crise étudiante dont ils ne maîtrisent manifestement plus rien.

Portée par le souffle militant du printemps érable, l'année 2012 a été réjouissante, pour la bande d'humoristes qui s'affiche très à gauche sur l'échiquier zygomatique? Certes, ce fut pour eux une année d'espoirs: Françoise David, rappellent-ils, a été twittée aussi souvent que les Pussy Riot.

Plus de détails dans LeDroit du 10 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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