40 ans de chansons et de pur plaisir

Michel Rivard a présenté une flopée de succès... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Michel Rivard a présenté une flopée de succès et quelques nouvelles chansons, hier soir, à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les nostalgiques de l'époque Beau Dommage ont dû attendre après l'entracte voire après le rappel, pour ceux qui se languissaient de «La complainte du Phoque» pour savourer les «antiquités» du répertoire de Michel Rivard. Des vieux classiques qu'il s'est souvent amusé à servir dans des habillages inouïs, hier soir, à la Maison de la culture de Gatineau, durant son survol de 40 ans de carrière au-dessus d'une salle comble.

Survol, c'est son terme à lui («antiquités» itou, en passant). Il était bien choisi, hier: le public de la salle Odyssée, peu avare d'applaudissements (ni de commentaires élogieux: «tu es le meilleur chanteur de la planète» a posément affirmé une voix masculine venue de la foule à la fin de Paulo, écrite pour Maxime Landry, et soudainement plus émouvante à présent que Michel Rivard nous en a expliqué l'origine), a donné des ailes à l'auteur-compositeur-interprète. Désarmant d'humilité et de spontanéité, royal, en maîtrise totale de tout ce qu'il y a à contrôler sur une scène, a littéralement plané, hier. La livraison vocale, l'émotion, bien sûr et sans surprise. Mais les autres... on s'y attendait moins. Humour, animation, conte, anecdotes sociopolitiques, douceur et intelligence: tout ce qui peut habiller, aérer ou colorer une prestation était là.

Et puis il exsude, sans se forcer s'en aperçoit-il seulement? autant de complicité avec son fidèle Flybin band que de proximité généreuse envers le public. Une leçon de musique, autant que de vie. Il ne parle pas: il TE parle. Il te sourit; il te joue sa «toune» et peut-être même la tienne; bref, il est dans ton salon. Et si tout cela est scripté, rien n'y paraît. Laissons-lui le bénéfice du doute, Rivard ayant assez de bouteille en impro pour ne pas laisser un script plastifier l'émotion du moment, mais aussi assez d'expérience en écriture pour ne pas laisser le hasard dicter ses mots. On laisse sa chance au coureur, lorsque le coureur entame son concert sur une note de Confiance.

Le concept: il l'a expliqué lui même: «pas de mise en scène; pas d'effets spéciaux. Des chansons. 40 ans de chansons. Ça va être long, mais on a prévu un entracte à deuxheures du matin».

Durant la première partie, Michel Rivard s'est attelé à donner un avant-goût de l'album qu'il prépare pour l'année prochaine. Parmi les nouvelles chansons, il a dédié Roi de rien à sa «grande compagne» Alice, décédée après 16 ans de très bons et très canins services. Il s'est réapproprié deux morceaux parmi les 36 écrites pour son opéra-folk Les filles de Caleb: Elle a dit 'nous deux' et Ma belle brume, qu'interprète Daniel «Ovila» Boucher. Ainsi qu'Avalanche (méconnaissable) et Martin D'la Chasse-galerie (racontée), qu'il avait respectivement offertes à Éric Lapointe et à La Bottine Souriante.

Plus de détails dans LeDroit du 29 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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