Pellerin manie le cheveu fin, fou et brillant

Fred Pellerin a raconté ses histoires à la... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Fred Pellerin a raconté ses histoires à la Maison de la culture de Gatineau, hier soir.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Fred Pellerin frise, ébouriffe des histoires joyeusement décoiffantes, à l'aide d'une langue française qu'il triture, échevèle, métaphorise, poétise et chante, aussi. Au passage, le conteur coupe un cheveu en quatre par-ci, pose une rallonge par-là, pour mieux boucler le fin mot de son histoire en une tresse ou une queue de cheval, au besoin.

Pour son nouveau spectacle intitulé De peigne et de misère, l'irréductible conteur de Saint-Élie-de-Caxton se munit donc des ciseaux de Méo pour non seulement lire dans les raies des clients de son «barbier de sévices» premier workaholic et adepte du peigne shui par excellence! mais aussi pour démêler ses propres pensées sur nos questionnements identitaires, notre rapport à l'argent et à nos «richesses de sous-sol», à la beauté, à la vérité et à cette lumière «qui n'appartiendra jamais à personne».

Seul sur scène, assis sur sa chaise ou debout à son micro, Fred Pellerin conte. La guitare ou l'accordéon à la main et l'harmonica au bec, il s'accompagne, le temps de livrer quelques chansons (Douleur, de son album Silence, et sa reprise de Nous aurons de Richard Desjardins).

Il fait rire, souvent. Il émeut, aussi. Il charme, donc, par sa vivacité d'esprit, sa capacité à jouer avec les mots, à entraîner les spectateurs avec lui dans son imaginaire totalement débridé.

Quand l'univers tient, comme ici, dans le cheveu, encore faut-il qu'il soit de qualité.

En faisant de Méo le personnage central de De peigne et de misère, Fred Pellerin manie sans l'ombre d'un doute un cheveu fin, légèrement fou, mais résolument brillant.

D'emblée, et Au commencement du monde, Fred Pellerin reprend sa place dans les bras de sa grand-mère «pré-histoirique» dans l'espoir de renouer avec l'essence première d'une humanité en perte de repères et d'une prise de parole qui n'a absolument rien de folklorique puisqu'elle résonne fort, fait écho à des préoccupations bien d'aujourd'hui.

Pour y parvenir, il s'ancre néanmoins dans son village et ses habitants. Ainsi, son Méo vend quelques mèches, lui qui sait mieux que quiconque gérer les secrets de «polichignon» en ne les partageant qu'avec une seule personne à la fois. Il tombera aussi amoureux de la belle Solange, religieuse de son état et grande suceuse de paparmanes devant l'Éternel.

Plus de détails dans LeDroit du 22 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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