Massacre tronçonné à l'Espace

La metteure en scène Kira Ehlers (à gauche)... (Photo de courtoisie, Théâtre de l'Île)

Agrandir

La metteure en scène Kira Ehlers (à gauche) aime les laboratoires de mise en scène. Après avoir participé au laboratoire Gestes du Théâtre du Trillium, en février dernier, elle s'est attelée au laboratoire du Théâtre de l'Île, qui revisitait Boris Vian ce printemps. À ses côtés, Mathieu Charette et Isabelle Légaré, avec qui elle cosigne Cinémassacre, de retour à l'Espace René-Provost.

Photo de courtoisie, Théâtre de l'Île

Partager

Sur le même thème

Quand un film marche fort, il n'est pas rare qu'on en fasse une suite. Au théâtre, c'est un peu plus compliqué. Surtout quand la pièce fait appel aux services de trois metteurs en scène et 18 citoyens-acteurs. Mais la directrice du Théâtre de l'Île, Sylvie Dufour, était convaincue que Cinémassacre, la pièce à sketches de Boris Vian présentée quatre soirs à guichets fermés le printemps dernier dans le cadre du Laboratoire de mise en scène, méritait des prolongations.

De mardi à samedi, toujours à l'Espace René-Provost, cinq supplémentaires auront donc lieu. Une première dans l'histoire du Labo.

Quelques changements mineurs ont été apportés à la mouture déjà présentée, mais pourquoi changer une formule gagnante? La distribution reste la même, tout comme le trio en charge de la mise en scène, Kira Ehlers, Isabelle Légaré et Mathieu Charette. Un cerveau à trois têtes, car les metteurs en scènes se sont partagés les saynètes de Cinémassacre, pièce déjà tronçonnée en sketches indépendants. Une entorse aux us et coutumes du Laboratoire, où la même pièce, courte, est d'habitude présentée trois fois d'affilée, par trois équipes distinctes et dans trois visions différentes, sans que les metteurs en scènes ne se parlent.

«On est sorti du cadre habituel des Labos» explique Kira Ehlers. Exit, l'exercice comparatif: cette fois, il a fallu «être sur la même longueur d'onde», collaborer pour offrir un tout homogène, voire se partager des comédiens dans plusieurs cas, poursuit la metteure en scène.

«Les spectateurs ont beaucoup aimé l'idée qu'on consacre une soirée à Boris Vian et ils ont trouvé ça différent. En laboratoire, d'habitude, chacun travaille de son côté, mais là on a décidé d'en faire un hommage à Boris Vian, de rassembler tous les sketches. Un travail d'équipe comme j'ai rarement vu. On a choisi les musiques ensemble. Mathieu Charette a fait un travail exceptionnel pour réaliser une trame sonore où les tounes se fondent les unes dans les autres, entre les sketches.

Travailler sur ce laboratoire, confie-t-elle, a été un pur moment de bonheur et de vie en communauté. Elle s'est amusée à «garder l'énergie de l'exagération» insufflée par l'oeuvre et nourrie par ses collègues, allant jusqu'à faire résonner AC/DC dans l'Égypte antique. «Mais certaines scènes sont plus sombres ou poétiques», tempère-t-elle.

«On a rajouté plein de trucs [qui ne sont pas dans l'oeuvre, laquelle comporte très peu de didascalies]. On montre l'envers du décor, en incorporant des machinistes et on peut dire que c'est du cinéma dans du théâtre.» Ces «machinistes», ce sont les comédiens, qui, dans chaque interlude, viennent, de façon très dynamique et rythmée, déplacer le décor (un bar, des chaises), évacuer les accessoires et installer ceux de la scène suivante.»

Plus de détails dans LeDroit du 20 septembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer