«Benoît Brière dans Le boss est mort»

Drôle, émouvant et percutant

Benoît Brière... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Benoît Brière

Etienne Ranger, LeDroit

La question était sur toutes les lèvres avant le début du spectacle.

Les mots d'Yvon Deschamps allaient-ils pouvoir s'émanciper sans la participation du célèbre et très charismatique monologuiste.

La réponse est apparue rapidement, hier soir, à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau. Et cette réponse a été un oui unanime et convaincant.

Benoît Brière a été impeccable dans Le boss est mort. C'est son premier spectacle en solo et il a transmis l'oeuvre de Deschamps avec une main de maître et une solidité à toute épreuve.

La trame, car il y en a une, nous ramène à la fin des années 1960, à l'époque où Deschamps a écrit et présenté son incontournable monologue, Les unions qu'ossa donne, concocté pour l'Osstidcho avec Robert Charlebois, Louise Forestier et Mouffe.

Un texte où il est question d'un quartier industriel de Montréal et où le personnage principal est le boss de la shop. Ce cher patron qu'il a tué plus tard, afin de passer à autre chose dont Le bonheur et L'argent.

Revoici donc le gars de la shop, au pied d'un escalier. Benoît Brière est là, tantôt assis tantôt debout devant nous et il s'adresse au public. Non, ce n'est pas Yvon Deschamps. Non, ce n'est pas une imitation. C'est Brière avec les mots du GRAND, sa syntaxe particulière et son vocabulaire unique et très descriptif. Des mots qu'il s'est intelligemment approprié.

Plus de détails dans LeDroit du 21 janvier ou sur ledroitsurmonordi.ca

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