Polaris: Ottawa 2, francophones 0...

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Il faut remonter à 2010, avec Karkwa, pour voir un album francophone remporter un prix Polaris.

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CHRONIQUE / A Tribe Called Red a assurément le vent dans les voiles. Le trio de DJs d'Ottawa (que plusieurs membres du jury - dont je suis - pressentent pour l'emporter cette année) a fait un pas de plus vers l'obtention du prestigieux prix Polaris, jeudi : We Are The Halluci Nation figure parmi les 10 albums pouvant encore prétendre à la bourse de 50 000 $ qui sera remise le 18 septembre prochain.

Il est à noter que parmi les Tanya Tagak, Leonard Cohen, Gord Downie, BadBadNotGood, Feist, Lido Pimienta et Weaves, un autre Ottavien demeure aussi dans la course : Leif Vollebekk, qui a étudié à l'École publique De La Salle, et dont le solide Twin Solitude continue de m'accompagner partout où je vais depuis sa sortie, en février.

Je me réjouis que Leif Vollebekk (qui occupait la première position sur mes bulletins de vote des premier et second tours) et A Tribe Called Red aient résisté au couperet, puisque de la longue liste de 40 titres de juin, on est passé aux 10 de la courte liste dévoilée cette semaine.

Or, et sans vouloir enlever quoi que ce soit au talent des artistes toujours en lice, je ne peux que regretter, voire déplorer, qu'aucun album francophone n'ait réussi à se tailler une place sur cette fameuse courte liste. Certes, l'Acadienne Lisa LeBlanc y apparaît, mais pour son album anglophone Why You Wanna Leave, Runaway Queen ?

Lors du dévoilement de la longue liste, je n'étais pourtant pas la seule à applaudir le fait qu'un nombre record d'albums francophones s'y retrouvaient. Ces disques ratissaient d'ailleurs large en genre, passant de la poignante voix caverneuse d'Antoine Corriveau aux cordes sensibles de Klô Pelgag, de la poésie cinématographique de Philippe B. à la pop vibrante de Le Couleur, des ambiances éthérées de Peter Peter aux rythmes dansants de Marie Davidson, de la verve éclatée d'Alaclair Ensemble aux sonorités texturées de Chocolat. 

Le hic, c'est qu'ils ratissaient peut-être trop large en nombre pour permettre qu'au moins l'un d'entre eux avaient de véritables chances de se glisser sur la liste écourtée, une fois les votes du deuxième tour compilés...

Bref, force est de constater que ce n'est malheureusement pas cette année non plus qu'on reverra un artiste ou un groupe francophone répéter l'exploit de Karkwa, qui avait remporté - à la surprise générale - le Polaris 2010 pour Les chemins de verre...




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