Melodrama, par Lorde ****

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En 2013, Lorde est sortie de nulle part, propulsée au sommet par Pure Heroine. Quatre ans plus tard - et après avoir franchi le cap de la vingtaine depuis - l'auteure, compositrice et interprète revient avec une deuxième galette très attendue.

Qu'elle traite d'un ex qu'elle n'arrive pas totalement à laisser derrière elle (Green Light) ou que son coeur batte pour le mauvais garçon (The Louvre, pur petit bijou pop), tout demeure question d'atmosphère pour elle. Côté textes, on savoure sa prose parfois crue, souvent extra-lucide, sur l'amour, le passage à l'âge adulte et le milieu dans lequel elle évolue.

Musicalement, on se vautre dans ce deuxième opus comme dans un cocon feutré. Sa mélancolie, aux accents presque nonchalants par moments, se berce à cheval sur des cordes, un piano (Liability, ballade aussi délicate que puissante) ou une guitare acoustique vibrant sur des boucles électro, un dub chaloupant, voire des effluves disco (addictive Supercut) ; elle s'imprègne d'ambiances pop soigneusement texturées pour laisser toute la place à sa voix.

Et quelle voix elle a : caressante, elle glisse au creux de nos oreilles comme du miel, prouvant une fois de plus que la Néo-Zélandaise n'a nul besoin d'artifices - pas même de pousser la note ! - pour envoûter. Carrément.




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