Renee Wilkin se branche l'âme sur 1967

Entre deux albums de matériel original, Renee Wilkin a eu envie de renouer avec... (Courtoisie)

Agrandir

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Entre deux albums de matériel original, Renee Wilkin a eu envie de renouer avec la soul, l'esprit Motown et les harmonies vocales qu'elle apprécie tant, et qui lui collent à la voix. En compagnie du réalisateur et guitariste Erik West-Millette (né en 1967 et fier propriétaire d'une basse de cette année-là, mentionne-t-elle en rigolant), la Gatinoise d'origine dépoussière donc 12 pièces célébrant cette année leur 50e anniversaire, sur Soul 67. De Chain Of Fools à (You Make Me Feel Like) A Naturel Woman, l'interprète rend hommage à des tubes ayant vu le jour... une vingtaine d'années avant elle.

« On cherchait un projet qui prendrait la forme d'un cadeau au public, en attendant mon prochain disque. Quelque chose qui me ressemble », fait valoir Renee Wilkin.

La principale intéressée n'a pas encore 30 ans. Et ses parents, notamment son père, « était plus  du genre à écouter Pink Floyd », quand elle était petite. 

« C'est seulement une fois au secondaire que j'ai découvert Stevie Wonder. Il m'a ensuite mené au Motown, qui a servi de trame sonore à mon Cégep. Depuis, j'ai toujours eu un penchant pour les harmonies vocales de ces années-là », explique-t-elle, mentionnant les Supremes et les Four Tops au passage.

Erik West-Millette aux commandes

Lorsqu'elle a rencontré Erik West-Millette (dont le projet West Trainz lui a permis de rafler trois Félix, l'automne dernier, dont celui de réalisateur de l'année), trois pièces sont ressorties de leur remue-méninge.

D'abord, Piece Of My Heart, « mais dans sa version Erma Franklin, pas celle, plus connue, de Janis Joplin », précise Renee Wilkin. Puis, You Keep Me Hangin' On et Since I Fell For You, popularisée par Nina Simone.

Qu'est-ce que ces trois titres avaient en commun ? L'année de leur sortie : 1967.

« L'année 1967 est donc devenue notre filon, même si ça nous a restreint un peu et que ça m'empêche de chanter du Stevie Wonder, parce que je me voyais mal reprendre les pièces qu'il a sorties cette année-là, en tant que femme. »

Il n'en demeure pas moins que 1967 a été fertile. Si bien qu'autour du noyau de base se sont entre autres greffées les Knock On Wood, I Say A Little Prayer et Reach Out I'll Be There

Ce faisant, elle flirte autant avec le côté léger, presque autodérisoire d'une chanson comme Ain't Not Too Proud To Beg qu'avec les cris du coeur d'une pièce telle I'd Rather Go Blind.

« La soul tient à un besoin de se faire entendre, entre désirs de libération et peine profonde », soutient l'interprète.

« Je n'ai pas du tout la prétention de proposer de meilleures versions que les originales. Notre but, c'était vraiment de rendre hommage à ces hits, en les modernisant sans les dénaturer. On a justement tenu à garder l'essence de cette période-là en enregistrant tout le monde ensemble, musiciens, choristes et moi. »

Si elle avait « beaucoup travaillé » chaque titre avant, elle s'est quand même laissée « porter » par le moment, une fois en studio. 

« Je me suis permis d'être perméable à ce qu'on vivait tous ensemble. J'ai pleuré en livrant A Natural Woman, parce que j'ai été prise par l'émotion et ça s'entend dans ma voix. Je lâche aussi un 'Whou!' pendant Ain't No Mountain High Enough, parce que je sentais vraiment toute l'énergie du band, et on a décidé de le garder, parce qu'il rend tout le plaisir que j'ai eu à enregistrer cet album », cite-t-elle en exemple.

Renee Wilkin avait également envie de s'impliquer à chacune des étapes de la production de Soul 67

Elle signe ainsi les arrangements vocaux et des choeurs, en plus de peaufiner avec Erik West-Millette et Olaf Gundel les arrangements instrumentaux.

Retour aux sources

« Avant La Voix, j'interprétais beaucoup de gospel, de soul, de R&B. Ça m'a fait du bien de retourner à ça, de repuiser à cette source-là, le temps de ce projet. »

Un projet dont un spectacle découlera, lui donnant l'occasion de reprendre la route (elle espère  d'ailleurs s'arrêter à la Maison de la culture de Gatineau au cours des premiers mois de 2018). Pour les besoins de la cause, la prestation ne se limitera pas aux crus de 1967, mais s'éclatera en amont et en aval. 

« Le spectacle va refléter l'ascension de cette musique, comment le monde s'y est ouvert. On va donc puiser plus largement dans le répertoire. Et puis, je veux des choristes pour mettre en valeur les différentes harmonies vocales qui sont possibles ! » lance-t-elle comme une promesse.

L'été à Trois-Rivières dans le British Show

En attendant, Renee Wilkin se prépare pour le British Show, le pendant britannique de la revue musicale American Story (qu'il a été possible de voir au Théâtre du Casino du Lac-Leamy, entre autres), et qui rendra compte de divers pans de l'histoire de la Grande-Bretagne à travers ses airs les plus connus. Elle passera donc une partie de l'été en rodage à Trois-Rivières, aux côtés d'Yvan Pedneault, Marc-André Fortin et Pascal Dufour. Quelques représentations découlant de Soul 67 sont prévues parallèlement, dont une au Festival de jazz de Montréal.

Et son deuxième album de matériel inédit, dans tout ça ? 

« J'écris et je compose toujours, mais j'ai pris une pause l'automne dernier pour me concentrer sur Soul 67, qui mettra la table pour un deuxième disque original plus soul que le premier », répond celle qui confie ne « même pas encore savoir » avec qui elle travaillera sur cette prochaine galette, ni quand cette dernière serait lancée.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer