Les saisons pop du coeur selon Sophie Pelletier

Sophie Pelletier quitte le style folk épuré pour... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Sophie Pelletier quitte le style folk épuré pour entrer dans la pop aux sonorités vintage.

Étienne Ranger, Le Droit

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Pour sa deuxième offrande musicale, Sophie Pelletier avait envie de conter fleurette à la pop. Pop comme dans mélodies accrocheuses et radiophoniques. Pop comme quand le coeur se gonfle, bat la chamade... avant d'éclater en mille morceaux et de se reconstruire à l'abri des intempéries. Avec Les Météores, l'auteure-compositrice-interprète observe les saisons amoureuses, tout en traitant de résilience et de son rapport au monde en tant que « femme de 30 ans qui a du caractère », déclare-t-elle en souriant à pleines dents.

« Je n'ai jamais été très gênée dans mes textes. En fait, à mes débuts, ma mère s'étonnait toujours d'en apprendre plus sur ce que je vivais en écoutant mes chansons ! Aujourd'hui, la grande différence, c'est que je suis capable d'en parler, pas juste de le chanter ! » lance la trentenaire.

Cette vérité dans ce qu'elle livre sur disque et sur scène a toujours été essentielle pour Sophie Pelletier. « C'est peut-être plus facile à assumer, avec l'âge et l'expérience », concède celle qui s'oblige parfois à un peu de recul, histoire de ne pas toujours chanter à la première personne du singulier.

« Depuis elle pleure avait été écrite au je, au départ », mentionne-t-elle.

Issue du folk épuré et plus organique, Sophie Pelletier avait d'abord lancé Le désert, la tempête, en 2015, quelque trois ans après avoir atteint la finale de Star Académie

Cette fois, sa pop se teinte surtout d'effluves résolument vintage, mais aussi d'un esprit plus rock avec une suave touche cabaret (Ton chéri), par exemple.

Or, s'il flotte sur Les Météores un air printanier évoquant les années 60 ici, ou encore des touches de synthétiseurs dignes des années 80 là, elle ne s'empêche pas de développer les passions déçues, les ruptures ou encore les relations plus tourmentées, pour ne pas dire violentes.

« Je porte sur mon dos/ Les preuves des blessures/ Rapièce tes défauts/ Pour m'en faire une armure », chante-t-elle sur Pas comme avant, sa « pièce préférée, avec Les âmes soeurs », confie-t-elle du même souffle.

Dumas lui a offert Changer le cours. Gaële, surtout, l'a aidée à améliorer sa plume comme elle le souhaitait pour ce deuxième projet.

« Gaële m'a tout de suite cernée, elle m'a conseillé des structures d'écriture, qui sont devenues un véritable terrain de jeu ! Une fois mes textes prêts, elle m'a servi de deuxième cerveau pour confronter ce que je voulais vraiment exprimer par mes textes », raconte Sophie Pelletier.

C'est sans oublier son « coup de coeur » pour le réalisateur Gautier Marinof, « un vrai prodige des programmations, des ordinateurs », qui a élaboré les nombreux « étages de musique » qui servent d'écrin à sa voix et ses mots.

« S'il y a un troisième album, c'est sûr que c'est avec lui que je veux travailler ! C'est un geek qui joue de ses ordinateurs comme d'instruments. Mais on s'est surtout humainement super bien compris. »




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