Michel Louvain, l'éternel émerveillé

Michel Louvain... (Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil)

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Michel Louvain

Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil

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« Après 60 ans de carrière, je suis encore comme un p'tit gars quand je me retrouve sur scène ! Je suis toujours émerveillé de me sentir comme ça ! » clame gaiement Michel Louvain. Et c'est justement cette capacité d'éternel émerveillement qui lui a permis de traverser six décennies dans le milieu du showbusiness porté par l'amour du public, croit-il.

« La scène, c'est ma passion, ma vie. C'est aussi ce qui me garde jeune, même si je vais avoir 80 ans dans quelques semaines ! » raconte celui qui viendra présenter son spectacle 60 ans de bonheur avec vous en supplémentaire pour la deuxième fois, à Gatineau, samedi.

« Le public ne ment pas : s'il décide qu'il est 'tanné' de nous, nous n'existons plus, rappelle M. Louvain. Je ne pensais pas faire cinq ans, alors imaginez en arriver aujourd'hui à dire que ça en fait 60 que je suis là ! Pincez-moi quelqu'un ! »

Le septuagénaire ne tient toutefois rien pour acquis. Il s'étonne donc que les

Néo-Brunswickois de Lamèque aient demandé à le voir, lui, en spectacle, en juillet, pour célébrer leur entraide lors de la crise du verglas de cet hiver. Il n'en revient pas plus que des inconditionnels soient récemment débarqués dans la capitale par autobus nolisés bondés, en provenance des quatre coins de la province - « Et ça inclut du monde de par chez vous, dans l'Outaouais ! » précise-t-il fièrement - pour le voir en concert avec l'Orchestre symphonique de Québec.

Prendre des risques

L'artiste s'est souvent amusé à prendre des risques, à se surprendre lui-même, en cours de route, notamment en acceptant de danser sur Gangnam Style lors d'un gala Juste pour rire, en 2013. 

« Ma première réaction, quand on m'a demandé de faire ça, c'est : 'Ben voyons, êtes-vous fous ?' se souvient-il en riant de plus belle. Des fois, c'est moi qui doute le plus de ce que je suis capable de faire... Après y avoir réfléchi un peu, je me suis dit : 'Pourquoi pas essayer ?' »

Avec pour résultat qu'il se fait encore parler de ce moment de danse, qui est passé aux annales. « Ç'a marqué les gens, y compris des jeunes de 20, 25 ans, qui n'avaient aucune idée de qui j'étais, mais qui connaissaient bien cette chanson et sa chorégraphie, par exemple! »

Michel Louvain ne tient par ailleurs plus en place à l'idée d'offrir une prestation au carré d'Youville dans le cadre du prochain Festival d'été de Québec le soir de son 80e anniversaire (le 12 juillet), devant le palais Montcalm où il a « vécu sa première émeute et dû être évacué par la grande échelle des pompiers » pour éviter ses fans en délire, en 1959.

« C'est spécial, non ? » soulève le principal intéressé d'un ton... émerveillé. 

« Je suis vraiment gâté par la vie, qu'on veuille encore de moi ainsi ! »

Bien plus que ses 80 ans, ce sont donc ses 60 ans de métier qu'il a envie de souligner encore et encore, cette année. 

Quand on lui demande d'énumérer quelques-uns de ses faits d'armes en carrière, il mentionne d'emblée le Gala des splendeurs du 3 mai 1958, au Colisée de Québec, qui l'a propulsé au sommet d'un seul coup. 

« Le lendemain, les gens appelaient à la station de télé pour demander à voir 'le p'tit gars' vu la veille à la télé, parce qu'il ne se rappelait plus de mon nom... C'est là que tout a commencé. »

Il évoque aussi De bonne humeur, la quotidienne qu'il a animée pendant cinq ans, en direct à la télévision. Le bonheur qu'il ressent encore à interpréter Louise et La dame en bleu pour les gens. Ainsi que ses titres de Chevalier de l'Ordre national du Québec et de Membre de l'Ordre du Canada, « des honneurs que je ne pensais jamais avoir un jour ». 

« Même si ce sont les gouvernements qui me les donnent, je les reçois comme des récompenses du public : c'est à cause de l'amour des gens qu'on me les remet, selon moi, fait valoir Michel Louvain. C'est pour ça que j'en donne plus que le monde en demande, quand je suis sur scène : parce que je continue à recevoir encore plus en retour, et que ça me rend heureux. »

Pour y aller

Le 22 avril, 20 h

Maison de la culture de Gatineau

819-243-2515 ; salleodyssee.ca




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