Véronic à la conquête de l'Europe

Véronic DiCaire... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Véronic DiCaire

Etienne Ranger, Le Droit

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Près de 10 ans après cette première partie de Céline Dion au Centre Bell qui a totalement réorienté sa carrière, Véronic DiCaire se prépare à repartir à la conquête de nouveaux publics en ouverture du spectacle de la diva québécoise. Cette fois, lors d'une tournée européenne estivale qui la mènera de Copenhague à Glasgow, du 15 juin au 5 août. Du coup, la Franco-Ontarienne renouera avec les planches en solo, sans musiciens ni danseuses... comme à ses premiers pas d'imitatrice. «Et j'ai hâte de revivre ça, cette effervescence de la première rencontre avec une foule qui ne me connaît pas!» clame-t-elle.

L'artiste de 40 ans ne craint pas du tout de se retrouver fin seule, et inconnue, devant les milliers de spectateurs qui rempliront les gros stades visités au cours de la tournée (incluant quatre soirs à l'O2 de Londres, pouvant accueillir jusqu'à 20 000 personnes, notamment). Au contraire, elle anticipe ce «retour aux sources» avec bonheur.

«J'ai envie de ça, ne serait-ce que parce que ça te remet l'orgueil à la bonne place! C'est sûr que je vais m'ennuyer des danseuses et des musiciens qui m'entourent depuis Voices à Las Vegas, mais en même temps, être seule sur scène permet d'évaluer ce qui te manque et ce qui ne te manque pas. Ça donne du recul par rapport à ta performance et par rapport au contenu, aussi. Et moi, c'est dans ces moments-là que je suis la plus créative!» clame-t-elle, les yeux pétillants.

L'artiste entrevoit donc l'expérience comme un beau défi à relever une fois de plus. Et une occasion rêvée, après sa résidence au Bally's à Las Vegas, de vraiment percer les marchés anglophones. 

«Ça me ramène en 2008, au plan de René (Angélil), qui a toujours voulu qu'on utilise cette vitrine de la première partie d'un spectacle de Céline pour tâter le terrain à l'étranger», soutient celle qui devait partir en tournée en Asie avec l'interprète, en 2014, avant que cette dernière ne mette sa carrière en suspens pour prendre soin de son mari.

«Je ne peux qu'espérer que cette tournée, dans des nouveaux marchés où je me ferai entendre pour la toute première fois, me portera autant chance que le Centre Bell, il y a presque 10  ans!»

Son gérant et conjoint, Rémon Boulerice, se réjouit d'arriver dans toutes ces villes d'une Europe inexplorée pour eux jusqu'à maintenant parce que plus anglophone avec «de l'imitation comme il ne s'en fait pas là-bas non plus». 

«On va débarquer avec un produit inédit, encore une fois, et il y a de la place pour ce que Véronic fait, dans ces marchés, c'est certain», renchérit-il.

Chaque soir, la quadragénaire aura quelque 30 minutes pour se faire valoir, et démontrer la palette des voix qu'elle est capable d'imiter.

Adele pour mystifier le public anglophone?

Portant perruque et robe longue, et interprétant Le Saule, Véronic DiCaire avait bluffé le public en imitant Isabelle Boulay, en ouverture du spectacle de Céline Dion, en août 2008, dans l'amphithéâtre montréalais.

Envisage-t-elle de faire le même genre de coup aux spectateurs européens, cet été? «Je ne me déguiserai pas nécessairement, cette fois, répond-elle. Je vais plutôt apparaître dans la pénombre, afin de laisser planer le mystère et surprendre les gens.»

Et quand on lui demande avec quelle voix elle entend mystifier le public, elle nomme illico Adele. «Mais je réfléchis encore...» pondère-t-elle, du même souffle.

La Franco-Ontarienne se met également au défi d'imiter des artistes du cru dans chacun des pays visités. Du moins, autant que faire se peut. 

«Quand nous avons présenté le spectacle à Rotterdam (aux Pays-Bas), j'ai imité Anouk (Teeuwe, la diva du rock néerlandais). Cette fois-là, j'ai été chanceuse: elle chante en anglais!»

Un nouveau spectacle francophone pour 2018

Véronic DiCaire ne cache pas qu'elle aspire à prendre une pause, au début de 2018... pour notamment travailler à la création d'un nouveau spectacle pour la francophonie, dans un premier temps.

«On se donne le luxe de partir d'une page totalement blanche!» lance-t-elle, comme un défi à elle-même et son équipe.

Ces premiers mois de la prochaine année seront également l'occasion d'évaluer les possibilités de retourner avec son spectacle anglophone complet dans certaines villes comme Londres et Berlin, en fonction de l'intérêt suscité par la prestation de l'imitatrice en première partie de Céline durant leur tournée estivale.

Si tel était le cas, l'équipe prônerait une fois de plus la stratégie des petits pas, en s'installant quelque temps à un endroit (comme au Gaîté-Montparnasse, à Paris, en février 2010, lors de sa première incursion en territoire français) et en se faisant voir le plus possible à la télévision afin de piquer la curiosité des gens, susciter la surprise, voire l'émoi (les larmes d'Alain Delon à l'entendre imiter Piaf sur le plateau de Michel Drucker, en octobre 2010, ont assurément marqué un point tournant dans sa carrière dans l'Hexagone) et ainsi favoriser le bouche-à-oreille.

«J'aimerais ça, passer quelques semaines en France, Suisse et Belgique, tout en faisant un saut en Allemagne, en Grande-Bretagne ou ailleurs. Je voudrais faire ça ici aussi, entre le Québec, le Canada anglais et les États-Unis. C'est mon rêve de passer d'un spectacle dans une langue à l'autre, d'un soir à l'autre», soutient celle qui a pu «tester» la sensation, en foulant les planches d'Anvers et Rotterdam, avec la version anglaise de son spectacle, entre deux prestations en français, l'automne dernier.

«Ça nous garde toute l'équipe sur le qui-vive, moi la première, et c'est ça que j'aime!»

De retour au petit écran

L'automne 2017 ramènera Véronic DiCaire au petit écran, à la barre de Ici on chante, qui sera diffusée à Radio-Canada. C'est la metteure en scène - et sa complice depuis son premier spectacle en tant qu'imitatrice - Josée Fortier qui a conceptualisé l'émission en fonction de la personnalité de la Franco-Ontarienne et de son intérêt pour la musique.

Cette dernière a déjà animé Le Garage, à ses débuts. À l'époque, son amoureux et gérant Rémon Boulerice voulait qu'elle ajoute une corde à son arc, et qu'elle apprenne aussi à «devenir une bonne interviewée en apprenant à interviewer» les artistes émergents qui défilaient sur le plateau. Elle a depuis participé à la version française de X Factor, à titre de juge, en plus d'animer Le DiCaire show, une émission de variétés diffusée deux fois à l'antenne de France 2 et de TV5, en mars et en novembre 2016, et d'avoir participé à Danse avec les stars.

Cette fois encore, la musique et les artistes seront au rendez-vous, mais dans un format qui lui colle à la peau.

«Avec Ici on chante, je ne cherche pas à prouver que je peux être une animatrice. Je ne mènerai pas de grandes entrevues, de toute façon. Le but, en recevant trois artistes par émission, c'est de se retrouver ensemble autour de la musique, de permettre des prestations, de réaliser des fantasmes musicaux.»

Elle pourrait donc donner l'occasion à quelqu'un de chanter en duo avec Édith Piaf, puisqu'elle l'imite à la perfection.

«On n'a pas de segments prédéterminés. Tout va passer par ce que nos recherches sur nos invités vont nous apporter comme idées. Pour le pilote, par exemple, on s'est retrouvés à tourner un medley de succès des années 90 dans la voiture (du comédien) Benoit McGinnis, parce que c'est là qu'il aime chanter ses vieux hits préférés», cite Véronic DiCaire.

Ici on chante, dont la case horaire reste à confirmer (certaines rumeurs laisse présager son positionnement le vendredi soir) se déclinera en 13 émissions d'une heure. Les trois premières seront enregistrées entre sa participation à l'événement 1000 et 1 voix, au profit du Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, le 27 mai, et le coup d'envoi à la tournée de Céline, le 15 juin, à Copenhague.

Véronic DiCaire reviendra à Montréal en août et septembre, pour mettre en boîte les 10 suivantes, avant de retraverser l'Atlantique pour poursuivre sa tournée en Europe francophone jusqu'au 20 décembre environ.

Une deuxième saison demeure de l'ordre du possible, si le public est au rendez-vous.




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