Vent de renouveau au Pellegrini Opera

La Tosca de Puccini sera à Ottawa les10... (Etienne Ranger, Le Droit)

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La Tosca de Puccini sera à Ottawa les10 et 11 mars.

Etienne Ranger, Le Droit

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Depuis la fin des activités d'Opéra Lyra en 2015 suite à une faillite financière, les amateurs du genre n'ont plus grand choix à Ottawa. Pellegrini Opera compte augmenter la voilure en s'imposant davantage sur un marché très fragile. Rencontre avec l'équipe artistique de La Tosca, production lyrique à l'affiche des 10 et 11 mars à l'Église unie Dominion-Chalmers.

En 13 ans d'existence, la compagnie fondée par la soprano Maria Pellegrini n'avait encore jamais proposé ce chef d'oeuvre de Puccini. Elle ne pouvait rêver intrigue plus saignante pour attirer les foules. C'est d'ailleurs son ambition: fidéliser un nouveau public, mais aussi assurer un maximum de rentrées pour d'autres productions à venir.

«Deux par an, en moyenne,» précise le chef d'orchestre Michel Brousseau, nouvellement nommé chef principal de Pellegrini Opera dont il dirigera la plupart des concerts à venir. 

Si La Tosca demeure l'un des opéras les plus joués au monde depuis sa création en 1900, c'est peut-être pour ses grands airs, mais aussi pour l'implacable mécanique théâtrale qui dope son drame. Comme tout opéra traditionnel, celui-ci met en scène une soprano (Floria Tosca, cantatrice interprétée par Maria Knapik) et un ténor (Mario Cavaradossi, peintre chanté par Steeve Michaud) aux prises avec un baryton (le baron Scarpia, incarné par Jeffrey Carl). L'affreux tyran sera tué par Tosca, qui se suicidera après avoir assisté à l'exécution de son amant...

Professionnalisation

Ces solistes bien connus des mélomanes de la région se produisent régulièrement sur la scène internationale et M. Brousseau est rompu au répertoire de Puccini. 

Leur recrutement témoignerait-il d'une volonté de la compagnie de se professionnaliser davantage, après s'être fait connaître comme tremplin pour les solistes fraîchement diplômés ?

«Pellegrini Opera donnait la chance aux jeunes artistes lyriques de casser leurs rôles, explique Steeve Michaud. La compagnie se concentrait davantage sur la relève en lui permettant de gagner de l'expérience avant de se démarquer à l'échelle nationale.» Le ténor parle en connaissance de cause: il a lui-même fait partie de la production de Madame Butterfly donnée en 2009 par la compagnie. 

Les solistes et le chef d'orchestre de La Tosca n'en sont pas à leur première production commune; on les aura vus défendre avec ferveur le Requiem de Mozart en novembre dernier en compagnie de 150 choristes, notamment, mais aussi célébrer le 200e anniversaire de Verdi, en 2013 avec une sélection de ses plus grands airs.  

Ce serait la première fois que Pellegrini Opera fait appel à des professionnels établis, fait remarquer Steeve Michaud.  

Comme à son habitude, Pellegrini Opera procédera à une réduction d'orchestre pour tenir sur la scène de l'Église unie Dominion-Chalmers, salle dotée de l'une des meilleures acoustiques de la région et bien connue des amateurs du Festival international de musique de chambre d'Ottawa. 

La Tosca sera ainsi accompagnée d'un quatuor à cordes, de bois et de trois claviéristes qui oeuvreront sur des synthétiseurs. Les arrangements ont été confiés au compositeur John Sarkissian, lequel réalisera un album avec Maria Knapik sur les écrits mystiques du poète persan Rumi. 

Bel enjeu pour une équipe qui compte bien donner un nouveau souffle à la scène lyrique d'Ottawa !

Pour y aller

Quand ? 10 et 11 mars, 19 h 30

Où ? Église unie Dominion-Chalmers

Renseignements ? Billets disponibles aux boutiques The Leading Note, Books on Beechwood et sur le site Internet www.pelligriniopera.net




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