Tristan Guay, La Voix... du trio Maggie's March

Tristan Guay a intégré l'équipe d'Isabelle Boulay, au... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Tristan Guay a intégré l'équipe d'Isabelle Boulay, au sein de La Voix 5. Le Gatinois est déterminé à profiter de l'aventure sous les feux de la rampe pour  mieux faire connaître son groupe, Maggie's March.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Du moment où Isabelle Boulay s'est retournée pour lui lors des auditions à l'aveugle de La Voix, le Gatinois Tristan Guay s'est préparé à faire face à la musique.

Dès lundi matin, soit au lendemain de la diffusion dominicale de sa prestation et de sa sélection au sein de l'équipe d'Isabelle Boulay, le jeune homme de 20 ans et ses comparses du groupe Maggie's March étaient à pied d'oeuvre, approchant les médias en solliciant des entrevues, voire prenant les rues de leur quartier d'assaut pour vendre des exemplaires de leur album. Faire du porte-à-porte lui a d'ailleurs fait prendre pleinement conscience de «l'effet» La Voix et de «la portée» de l'émission. «C'est quand même dingue: les gens me reconnaissaient presque tous», raconte-t-il.

Dans la foulée, Maggie's March a lancé le vidéoclip d'Odeur chimique sur sa page Facebook. «On a aussi changé nos photos, histoire de brasser les choses. En une journée, il y a près de 80 nouvelles personnes qui nous ont suivis», renchérit fièrement Tristan Guay.

Ce dernier mentionne au détour que c'est l'équipe de production de l'émission qui l'a contacté et invité à se présenter à la première ronde d'auditions, après l'avoir entendu chanter avec sa bande, sur Internet.

«C'était en juillet dernier. J'ai reçu un courriel dans lequel on me disait que notre projet les intéressait et qu'ils souhaitaient me voir aux auditions», précise le Gatinois.

Il s'agissait d'une avenue qu'il n'avait pas envisagée. Mais en discutant avec ses partenaires Louis-André Jalbert et Derek Ojeda, il a établi un plan de match.

Surfer sur la vague

«Je ne veux pas me créer d'attentes par rapport aux retombées de La Voix. Et je ne vise pas du tout une carrière solo. Cette visibilité-là, je la prends pour le groupe. C'est pour ça qu'avec Louis-André et Derek, on était prêts, lundi matin, pour surfer sur la vague.»

Car Tristan Guay est lucide: s'il n'en profite pas maintenant, il passerait à côté d'une belle occasion de mettre de l'avant Maggie's March.

«La musique, c'est ça, de nos jours. Dans le temps, un hit des Beatles pouvait tourner pendant un an et plus. Aujourd'hui, il en sort un à la semaine, et ça change tout le temps. Ça devient donc de plus en plus difficile de se démarquer.»

Pourtant, Maggie's March n'est pas étranger aux différentes scènes de la région outaouaise. Au cours des deux dernières années, le trio a assuré les premières de Pandaléon, Philippe Brach et Sally Folk, entre autres, mais aussi d'Andie Duquette et des BB lors de la Saint-Jean, l'an dernier, à la polyvante Le Carrefour. A foulé les planches du Petit Chicago à moult reprises, sans oublier celles de la dernière édition du Festival de l'Outaouais émergent.

Le groupe a également participé à Gatineau prend la scène, en 2016, mouture pendant laquelle Michel Rivard agissait à titre de mentor. On ne s'étonne pas que Tristan Guay lui ait emprunté Je voudrais voir la mer, pour en faire une relecture personnelle, aux auditions télévisées. «J'ai en quelque sorte voulu lui rendre hommage, parce qu'il a été particulièrement généreux de son temps et de ses conseils, pendant Gatineau prend la scène.»

Plus habitué à livrer ses propres textes au micro, le guitariste et chanteur - qui travaille aussi comme éducateur dans une école primaire - ne cache pas que l'audition à l'aveugle a été «le moment le plus stressant de [s]a vie». Ne serait-ce que parce qu'il ne s'était encore jamais vu comme interprète, rôle qu'il a longtemps «boycotté».

Mais « je suis allé voir Isabelle avec l'Orchestre symphonique de Gatineau et je ne m'attendais pas à être touché, épaté autant», avoue-t-il. 

«Elle m'a fait prendre conscience de ce que c'est vraiment, être interprète, et c'est très inspirant. Je pense que ça va influencer ma façon de livrer mes propres chansons... La maîtrise de ta voix, c'est une chose, mais transmettre une émotion vraie, ressentie, c'est franchement autre chose!»




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