Un coup d'archet très cathodique

La jeune violoniste, Isabelle Hébert... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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La jeune violoniste, Isabelle Hébert

Patrick Woodbury, Le Droit

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«Ce qui m'arrive, c'est une expérience unique, je n'avais jamais participé à une émission de télévision avant.»

Isabelle Hébert, jeune violoniste prodige, a le regard franc et le sourire légèrement timide. À la fois fonceuse et réservée. Sûre d'elle et pleine de questions sur l'avenir. Elle fait partie des 24 musiciens sélectionnés au niveau national pour concourir à la deuxième saison de l'émission Virtuose animée par Gregory Charles. Tous les candidats sont mineurs mais font déjà preuve d'un talent majeur.

Rencontrée entre deux cours à la nouvelle école secondaire Paul-Desmarais, à Stittsville, elle semble presque s'excuser de l'intérêt qu'elle suscite. «La plupart de mes camarades de classe ne savent pas ce que je fais», sourit la jeune musicienne originaire d'Ottawa. 

Pourtant, Isabelle Hébert a de quoi être fière. Non seulement, elle vient d'obtenir son diplôme ARCT du Conservatoire de musique royal en six ans (au lieu de 10), mais en plus, elle a obtenu la médaille d'or de l'institution - c'est-à-dire les meilleures notes de tous les candidats admissibles au même examen. Pas mal à 14 ans!

Ce n'est pas elle qui nous le dira, mais ses parents qui l'accompagnent pour ses premiers pas professionnels et médiatiques. 

«Au début, je ne voulais pas m'inscrire à cette émission, notamment parce qu'il fallait raccourcir les pièces interprétées à 2 min. 20 sec., nous confie la candidate. Mais ma famille a fini par me convaincre. Et puis j'étais curieuse de découvrir le fonctionnement d'une émission de télévision.»

Comme sa grande soeur âgée de 18 ans, pianiste et désormais étudiante en médecine, Isabelle débute la musique à l'âge de quatre ans, en jouant du piano. Mais un autre instrument éveille sa curiosité: «J'étais intriguée par le matériau de l'archet,» raconte avec amusement l'adolescente. Elle aurait pu commencer à six ans. Son père, peu enthousiaste à la perspective de supporter les premiers coups d'archet, repousse sa demande. «Un jour où elle devait interpréter un concert au piano et qu'elle n'en avait pas envie, je lui ai promis un violon pour la motiver.» Bonne pioche!

«Elle avait trouvé son instrument, raconte sa mère. Elle a maîtrisé en peu de temps ce que les autres élèves mettaient des mois à apprendre.»

Isabelle saute des classes, réussit les concours haut la main et commence à cumuler les distinctions. Alors qu'elle a obtenu en novembre dernier le plus haut grade de son conservatoire, elle pense peut-être reprendre le piano. Tout en espérant que de nouvelles portes s'ouvriront grâce à sa participation à l'émission Virtuose, à l'antenne les vendredis à 19 h à compter du 20 janvier sur ICI Radio-Canada Télé. Isabelle Hébert fait d'ailleurs partie de la distribution de l'émission de lancement, vendredi.

«Avant l'enregistrement, j'étais très nerveuse, à cause des jugements sur ma performance, dit-elle. Les attentes sont élevées et la pression très forte. Mais aussitôt que je commence à jouer, le stress se dissipe.» 

Elle a choisi d'interpréter l'Introduction et rondo capriccioso, Op.28 de Camille Saint-Saëns (1835-1921), «une pièce d'une grande variété, avec beaucoup de passages techniques».    

Son public? Quelque 500 000 téléspectateurs, si l'émission maintient son audimat de la première saison. Isabelle ne se démonte pas.

Son talent de violoniste lui ouvre les promesses d'une vie qu'elle n'aurait jamais imaginée. Encore aujourd'hui, elle se demande ce qu'elle fera plus tard. «J'aime la science, alors peut-être médecin. Ou actrice.»

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