Angèle Dubeau, l'archet aux mille images

Angèle Dubeau... (Archives, La Presse)

Agrandir

Angèle Dubeau

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Au générique des 40 ans de carrière d'Angèle Dubeau, un double album. Silence on joue - Prise 2 fait réentendre des musiques de films orchestrées pour l'ensemble à cordes féminin La Pietà.

Ce sont 27 pièces, des créations contemporaines, relectures agrémentées selon son inspiration, que la violoniste Angèle Dubeau interprète avec ses complices musiciennes sur ce nouvel opus produit par Analekta. À la clé (de sol): rendre hommage aux bandes originales de films cultes et célébrer d'un même élan plusieurs anniversaires.

Cette année, Angèle Dubeau s'amuse à faire les comptes ronds : « Quarantième album en 40 ans de carrière, 20 ans de création de l'orchestre La Pietà et 50 ans à jouer du violon! »

Les jalons ne manquaient donc pas pour célébrer le parcours de l'une des plus grandes violonistes québécoises, couronnée de nombreux prix et reconnaissances au fil des ans.

« Le public me demandait une suite à Silence on joue! [2012], dit-elle. Ce disque répond tout simplement à la demande. » 

Puissance  évocatrice

Composé en deux parties - l'une sucrée « avec des musiques plus lentes et plus tendres », l'autre salée et saupoudrée « de partitions faisant davantage appel à la virtuosité technique» - Silence on joue - Prise 2 fait renaître les plus grands thèmes de longs métrages cultes. On y retrouve des oeuvres entrées dans l'imaginaire collectif, indissociables de leurs images (Star Wars, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Souvenirs d'Afrique, La Dolce Vita), mais aussi des incursions dans les séries télévisées (Downtown Abbey).

«Alors qu'aux XVIIe ou XVIIIe siècles, les compositeurs vivaient de leur art grâce aux commandes d'aristocrates, les compositeurs contemporains se tournent vers l'industrie audiovisuelle et multimédia riche en capitaux », analyse la violoniste. 

Elle cite Michael Nyman, compositeur d'opéras et de concertos, surtout connu pour ses bandes originales de films (dont La Leçon de piano de Jane Campion) et son style à part inspiré à la fois par Purcell, Haendel et Mozart. 

« Je recherchais surtout des musiques fortes, belles et évocatrices, raconte Angèle Dubeau. Des partitions assez puissantes pour sortir ces musiques de leur cadre d'origine. D'ailleurs, je n'ai pas visionné tous les films auxquels elles sont rattachées. »

En spectacle à Ottawa

Nul besoin d'être cinéphile pour apprécier l'album: seule la force émotionnelle de ces compositions suffit, défend la musicienne. À partir des arrangements confiés à François Vallières, la musique de Pulp Fiction renforce sa ligne arabisante tandis que Tubular Bells (L'Exorciste) préfère une approche plus minimaliste dans sa répétition obsédante.

Les spectateurs pourront découvrir un échantillon du nouvel album lors du concert qu'Angèle Dubeau et La Pietà donneront le 23 novembre, à 19h30, à l'Église unie Dominion-Chalmers dans le cadre du Chamberfest. Également à l'affiche d'un répertoire varié de 90 minutes: des oeuvres d'Antonio Vivaldi, George Enescu, Philip Glass et du compositeur et pianiste hors normes, Ludovico Einaudi. 

«À ce point-ci de ma carrière, je me sens en pleine possession de mon art, je peux tout jouer, je n'ai pas de limite !» conclut la violoniste, désormais à la recherche d'un nouveau compositeur contemporain pour un prochain portait musical à endisquer.

Pour y aller

Quand: Le 23 novembre, 19 h 30 

Où: Église unie Dominion-Chalmers

Renseignements: 613-234-6306

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer