Musique en continu: le CARAS reste neutre

«Nous prônons plutôt une approche agnostique», indique  Allan... (La Presse Canadienne)

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«Nous prônons plutôt une approche agnostique», indique  Allan Reid, le président et directeur général de la CARAS (The Canadian Academy of Recording Arts and Sciences, qui chapeaute les prix Juno), à propos de l'impact de la musique en continu en ligne sur l'industrie de la musique.

La Presse Canadienne

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Allan Reid, le président et directeur général de la CARAS (The Canadian Academy of Recording Arts and Sciences, qui chapeaute les prix Juno) n'est pas insensible au cri d'alarme lancé par l'ADISQ en ce qui a trait aux conséquences de la lecture en continu (le fameux streaming) sur l'industrie de la musique. Mais il n'est pas pour autant question pour lui de se lancer publiquement dans le débat sur les enjeux économiques liés à un modèle d'affaires mis à mal en réclamant plus d'aide gouvernementale.

«Nous prônons plutôt une approche agnostique. Ce n'est pas le rôle de la CARAS de se positionner politiquement dans ce dossier, puisque des organismes comme la CIMA [Canadian Independant Music Association] sont là pour ça, du côté du Canada anglais», a soutenu Allan Reid, en marge de la conférence de presse des Juno, mardi.

Ce dernier est cependant bien conscient de la «mutation» de l'industrie, dans laquelle il évolue lui-même depuis plus de 30 ans (il a travaillé entre autres pour la maison de disques Universal). «Nous devons réfléchir à ce qu'est une juste compensation pour les créateurs, car en tant que société, nous avons besoin des artistes. Et eux, ils ont besoin d'être rémunérés pour ce qu'ils créent. Or, Internet a totalement changé la donne, en permettant d'une main aux musiciens de se faire connaître plus facilement aux quatre coins du globe, et de l'autre, en permettant aux gens d'y avoir accès parfois sans qu'aucune redevance ne leur soit versée...»

D'où l'importance, selon M. Reid, des Juno et des différentes interventions de la CARAS.

«Notre rôle n'est pas seulement de remettre des trophées, mais de promouvoir et célébrer la musique de chez nous en la faisant entendre et rayonner autant que nous le pouvons, a renchéri le pdg de l'organisme pancanadien. Oui, nous sommes là pour soutenir et applaudir les Michael Bublé, The Weeknd et autres Shawn Mendes qui sont aujourd'hui reconnus à travers le monde. Mais nous sommes aussi là pour faire entendre les Scott Hellman et Jean Leloup, pour que le public réalise que ces artistes viennent de chez nous.»

D'ailleurs, il n'est pas exclu qu'un artiste francophone offre une prestation lors du gala du 2 avril prochain, à Ottawa. 

«Ça se pourrait bien», a laissé sous-entendre  Allan Reid dans un grand sourire, quand LeDroit l'a questionné à ce sujet.

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