Aux origines de l'énergie rock'n'roll

Un grand éclat de rire. Tel est le souvenir le plus prégnant que l'on garde... (Courtoisie, Sylvain Dumais-Léger)

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Courtoisie, Sylvain Dumais-Léger

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Un grand éclat de rire. Tel est le souvenir le plus prégnant que l'on garde d'une rencontre inopinée avec Robert Charlebois, à Paris, en septembre. Cette benoîte scène du quotidien réévaluée en anecdote croustillante, après coup, n'avait pas pour cadre un de ses concerts ou un haut-lieu de la gastronomie française, mais un établissement facilement fréquentable de moules frites situé sur les Champs-Élysées. Il est minuit, les derniers clients se demandent si la cuisine sert toujours. Surprise : Charlebois est assis à la table voisine. On ne jouera pas les groupies, pas les mains poissonneuses. Mais voilà que l'artiste se pique d'intérêt pour le roman de Yasmina Khadra posé entre la chope de bière et le cornet de frites. « C'est bien? » s'enquiert-il en pointant la couverture.

Ainsi, un soir de septembre, tombait-il par hasard sur notre rencontre - puis des nues - en apprenant que la voisine de table était journaliste à Ottawa. Le destin faisant bien les choses, nous allions nous reparler un mois plus tard. « J'aurais pu faire plein de gaffes, parler politique! » s'esclaffe-t-il en repassant l'anecdote à la moulinette, au Québec.

À 72 ans, l'oeil n'a rien perdu de cette étincelle espiègle qui a toujours singularisé le personnage. Figure tutélaire de la chanson québécoise, Robert Charlebois a récemment entamé une grande tournée de son répertoire. Avec Rock'oustic, il remonte sur scène pour une longue série de concerts électro-acoustiques en compagnie des cinq musiciens avec qui il reprend ses plus grands classiques. 

« Un show rock avec une contrebasse acoustique, comme au bon temps de Bill Haley et du rockabilly, explique le chanteur avec d'entrain. Je repars aux origines de l'énergie rock'n'roll ! » 

Il promet le retour sur scène de vieux synthés des années 70 - « pour faire passer des soucoupes volantes dans mes chansons de temps en temps ». 

Un espace constellé de ses plus grands classiques attend les spectateurs à la salle Odyssée le 28 octobre. Destination Lindberg, Montréal, Ordinaire, J'veux d'l'amour , J't'aime comme un fou, Dolorès, Les ailes d'un ange...Une heure et demie d'un répertoire joyeusement tourné vers le passé, mais porté par l'énergie pulsée du chanteur qui a toujours été son meilleur houblon.  

« Parfois, malheureusement, je fais des blagues sur scène,  au grand désarroi de ma femme et de mon agent, sourit-il. C'est mon syndrome de La Tourette, je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi, je suis incontrôlable. »

Robert Charlebois n'a rien perdu de son esprit gouailleur, ponctuant ses phrases d'éclats de rire généreux, enchaînant au débotté sur son médecin qui lui a conseillé de ménager sa santé. 

« J'peux pas mettre ma vie de côté pour quand j'en aurai plus ! » s'insurge gaiement notre interlocuteur.   

Bluffant de vitalité, les spectacles fervents de Charlebois forment immanquablement de joyeux tsunamis où l'on en prend plein les oreilles... et les yeux. 

« Un journaliste de Paris Match viendra même me voir sur scène à Gatineau, avant ma tournée en France. »

Message transmis.

Pour y aller

Le 28 octobre, 20 h

Maison de la culture de Gatineau

Renseignements ? 819-243-2525; salleodyssee.ca

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