La réussite francophone d'Émilie-Claire Barlow

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Installée à Montréal depuis un an à peine, Émilie-Claire Barlow vient présenter son spectacle à Gatineau jeudi.

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Emilie-Claire Barlow n'attend pas qu'on lui propose de s'exprimer en français pour le faire. La chanteuse jazz originaire de Toronto vient de passer son premier été à Montréal, visiblement ravie de son déménagement au Québec.

Question d'affinités musicales, assurément, d'élargir ses horizons linguistiques, aussi. Son accent trahit à peine son emménagement récent. 

«À Montréal, beaucoup de gens parlent anglais mais c'est nécessaire pour moi de persister en français», dit-elle fièrement. Le public aura tout le loisir d'apprécier ses progrès linguistiques lors du concert programmé le 20 octobre, à 20 h, à la Salle Odyssée.  

La Montréalaise d'adoption sait jongler avec la syntaxe sans trop se prendre les pieds dedans, pour dire combien elle aime son nouvel environnement, qui le lui rend bien. 

Après avoir reçu le JUNO du meilleur album jazz de l'année pour Clear day, son dernier opus paru il y a un an exactement, elle a été nominée dans la même catégorie au Gala de l'ADISQ. L'heureuse pré-élue préfère toutefois modérer son enthousiasme et attendre les résultats du tableau d'honneur, le 30 octobre prochain. Patience, donc... 

Avec 14 chansons permettant de faire le tour du propriétaire, on décèle dans Clear day une manifeste habileté dans la gestion d'ambiances parvenant souvent à ne pas confondre solennité et emphase. Une chanson folk mexicaine côtoie les Beatles, mais aussi Sting version jazz bossa, Sylvain Lelièvre et Joni Mitchell. 

En fil d'Ariane : une belle voix soyeuse et des arrangements soignés témoignant d'une réelle ouverture d'esprit. 

Pour la première fois sur album (son 11e), l'artiste s'entoure d'un orchestre d'une soixantaine de musiciens néerlandais, le Metropole Orkest. Ce choix musical aurait été inspiré d'un concert concluant aux côtés de l'Orchestre Symphonique, de Québec, en 2014.

 Le chemin parcouru depuis a quelque chose d'à la fois insolite et vertigineux.

«Je ressens beaucoup d'émotions quand je chante avec un tel mur du son sur scène, il faut que j'adapte ma voix, que j'accepte de laisser le chef d'orchestre contrôler les musiciens.» 

Le projet «démesuré» demandait quelques ajustements pour être opérationnel en tournée. 

En effet, l'épopée sonore sera tout autre sur la scène de la Maison de la culture de Gatineau puisque la chanteuse se produira accompagnée de sa propre formation : saxophone, contrebasse, guitare, piano et batterie remplaceront le vaste appareil orchestral. 

La tournée d'Emilie-Claire Barlow tire ici à sa fin, il est donc fort probable que le concert de Gatineau réserve de belles envolées d'improvisations. 

La suite de ses projets artistiques commence déjà à s'esquisser : la chanteuse souhaiterait offrir un disque de Noël l'an prochain, une façon de revenir naturellement à la case standards. 

«Je profiterai de mon déménagement au Québec pour solliciter des collaborateurs d'ici», se permet-elle d'avancer sans trop en dire.     

Décidément, Emilie-Claire Barlow défend une certaine liberté de ton placée sous influences multiples.

Pour y aller

Quand? 20 octobre, 20 h

Où? Salle Odyssée

Renseignements? 819 243 2525

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