Sept jours en mai, un beau soir d'octobre

Le collectif Sept Jours en Mai a présenté... (Martin Roy, LeDroit)

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Le collectif Sept Jours en Mai a présenté son spectacle, vendredi, à la Maison de la culture de Gatineau.

Martin Roy, LeDroit

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CRITIQUE / Au plafond, des feuilles blanches sur lesquelles la musique, la poésie et les paroles de sept musiciens se sont posées. Des oeuvres créées en sept jours lors d'un huis clos à la campagne. Qui ont donné un album. Et qui ont habité la Maison de la culture de Gatineau comme si elles existaient depuis toujours. Sept jours en mai pour colorer notre automne en beauté.

Michel Rivard s'avance au micro, saluant la salle où - bien malheureusement - plusieurs sièges étaient vides. Un à un, ils s'approchent de lui. Ariane Ouellet et Carl Prévost des Mountain Daisies, Éric Goulet, Luc De Larochellière, Mara Tremblay et Gilles Bélanger pour entamer Au rythme où vont les choses. Le ton est donné, nul doute que la soirée sera magique.   

Sept jours, donc, du 18 au 24 mai 2015, à piger dans un chapeau un thème, pour ensuite se livrer au plaisir de la création, tout ça grâce à Éric Goulet qui a eu « la merveilleuse idée de tous les réunir », aux dires de Mara Tremblay. « Écrire, composer, manger... et boire. Et recommencer », tel était l'objectif d'ajouter en riant l'instigateur du projet.

Juste le ciel, L'espace d'une seconde et Les montagnes de juillet suivront, les artistes déployant leur talent allégrement, 213 ans d'expérience sur scène se cumulant, en parfaite symbiose, le tout sublimé par les éclairages de Jean-François Couture. Sans oublier les nombreux échanges remplis d'humour et d'esprit.

Et puis, ce moment, si beau. Mara Tremblay se souvenant de sa grand-mère, pour chanter Cartes postales, des missives qu'elle affectionne tout particulièrement, qui servent « à envoyer de l'amour ». Pendant quelques minutes, le vent de la Gaspésie a caressé tendrement les spectateurs, attentifs.

Des classiques que l'on connaît referont surface, parsemant ici et là ce rendez-vous d'octobre. Entre autres, Le blues de la métropole, puis la touchante Beauté perdue de Luc De Larochellière, qu'il livrera guitare à la main, accompagné tout en douceur par le violon d'Ariane Ouellet. Ses fans, à qui il vient tout juste de donner un nouvel album, Autre monde, s'en donneront à coeur joie pour chanter avec lui Six pieds sur terre. Et que dire du décoiffant Spaghetti à papa de Mara Tremblay !

L'auteure-compositrice-interprète trouvera aussi les mots justes pour présenter Gilles Bélanger, celui « qui a collé ses oreilles comme un coquillage sur l'oeuvre de Miron », celui, oui, à qui l'on doit le magistral Douze hommes rapaillés. Quelle belle surprise que d'entendre à nouveau Mon bel amour, nous rappelant ce moment de grâce vécu en 2011 au Centre national des arts.    

Les Mountain Daisies faisant partie de cette bande de joyeux lurons, un air de country était inévitable. À fond dans le tapis, le duo a livré Tombés dans le country, les spectateurs tapant gaiement du pied.

Au moment d'écrire ces dernières lignes, peu avant la fin de cette magnifique soirée, Mara Tremblay chantait a cappella Les aurores, les musiciens se faisant quelques minutes silencieux, le temps que ses paroles se lovent sur les centaines de lèvres réunies à la salle Odyssée.

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