Quartom, une affaire d'hommes

Gaétan Sauvageau, Benoit Le Blanc, Julien Patenaude et... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Gaétan Sauvageau, Benoit Le Blanc, Julien Patenaude et Philippe Martel, les quatre voix du quatuor a cappella Quartom. 

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Chanter entre hommes, coûte que coûte. Chanter, irrémédiablement. S'il est une passion que les interprètes masculins de Quartom aiment faire partager plus que tout, c'est bien celle-là. Et pas question d'y inclure une voix de tête pour harmoniser le quatuor de basses !

Les trois barytons et le ténor rencontrés à Ottawa donnent de la voix dans un nouvel album de chants d'opéra, à paraître le 14 octobre. Mais avant, la formation a cappella présentera l'ultime concert de son premier album, le 13 octobre, à la salle Jean-Despréz. Dans le registre des voix puissantes à faire vrombir le répertoire classique...

Plusieurs caractéristiques physiques retiennent l'attention chez Quartom: un petit air sérieux dans le costume de circonstance (veste noire pour tout le monde), mais un côté taquin qui n'oublie jamais la prédominance du rire. On a l'impression que le quatuor met les bouchées doubles en entrevues pour agrandir le périmètre de la musique classique à quelque chose de festif, convivial, voire sacrément amusant.

« En concert, Benoît joue l'érudit et moi, le rôle du cruiser, le gars pas trop z'intelligent », explique Gaétan Sauvageau, le seul ténor du groupe, devant ses confrères hilares. 

Comme un motif musical, la blague des liaisons malencontreuses roulera tout au long de la conversation comme un motif musical. Leur force? Une formation classique imparable (tous ont suivi des études musicales prestigieuses, appartenu à ou dirigé des chorales), doublée d'une capacité à ne pas se prendre au sérieux pouvant aller jusqu'au ridicule assumé. Il suffit de voir la pochette de leur premier album pour s'en convaincre: les quatre joyeux lurons y sont dessinés en superhéros de la musique classique, façon Marvel. Autant dire que le contraste avec la photo de leur dernier disque, portrait on ne peut plus convenu de leur quatuor, est saisissant. 

Les Fab Four de la scène lyrique se seraient-ils assagis? « Ce côté plus décontracté nous a facilité l'approche d'un public moins érudit, reconnaît Benoît Le Blanc, baryton et co-fondateur du groupe. L'humour fait bien passer la musique. »

C'était à l'époque où leurs albums étaient autoproduits, du Quartom « à mi-temps, voire tiers de temps », quand ils se permettaient de faire côtoyer La Vergine degli Angeli de Verdi avec Attends-moi ti gars de Félix Leclerc.  

Une performance lors du Gala des prix Opus 2014-2015 - les récompenses de la musique classique au Québec - leur fait escompter une signature imminente avec une maison de disques reconnue, entérinant leur potentiel dans l'univers très sélect du classique.

« Rejoindre Atma, c'était recevoir le sceau d'approbation de nos pairs », se réjouit Philippe Martel.

Parmi les projets d'enregistrements soumis, la productrice Johanne Goyette retiendra le « plus classique » : des airs d'opéra réarrangés pour le quatuor masculin. 

« Ils ont respecté une ligne directrice qui nous permettait de viser un marché international », expliquent Julien Pattenaude et ses comparses.

Quartom ambitionne de s'exporter en Allemagne et au Japon, notamment, où l'industrie classique vit des jours heureux. 

« Maintenant, c'est du sérieux », claironnent-ils, fiers de ce troisième album sobrement intitulé Acte III.

Et dire qu'il pourrait ne s'agir que d'un début.

Pour y aller

Le 13 octobre, 20 h

819-243-8000; 

ovation.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer